Crédits sur l’honneur : les banques répondent, voici pourquoi certaines demandes sont rejetées
Après l’attente, les premières réponses tombent. Les banques ont commencé à traiter les demandes de crédits sur l’honneur, avec des réponses favorables pour certains clients et des refus pour d’autres. C’est ce qu’a indiqué lundi 19 octobre 2026 l’expert-comptable et conseiller bancaire Sofiane Lourimi, invité de l’émission « Sbah Ennes », sur la radio Mosaïque Fm.
Premiers déblocages et droit de recours
Pour une partie des demandeurs, la bonne nouvelle est déjà là : plusieurs banques ont débloqué les crédits, avec un versement directement sur le compte des clients concernés. Pour les autres, la réponse doit en principe arriver vite. Sofiane Lourimi a rappelé que les banques sont légalement tenues de répondre dans un délai maximal de dix jours ouvrables. Et en cas de refus, rien n’est définitif : les clients qui contestent les motifs invoqués conservent leurs voies de recours.
Les principaux motifs de refus
Selon le conseiller bancaire, un rejet s’explique le plus souvent par l’une de ces trois raisons : l’incapacité de remboursement, lorsque le demandeur ne présente ni garanties suffisantes ni revenus permettant de couvrir les échéances ; un dossier incohérent ou incomplet, notamment quand les informations déclarées ne correspondent pas à la situation réelle ; ou encore un classement bancaire défavorable, souvent lié à des impayés passés, qui place le client parmi les profils à risque élevé dans les registres de crédit de la Banque centrale de Tunisie (BCT) et peut lui fermer la porte à de nouveaux financements.
Sofiane Lourimi a par ailleurs plaidé pour une révision des textes législatifs et réglementaires encadrant ce dispositif, afin de mieux protéger les clients et de permettre à ceux qui ont connu des difficultés de remboursement de régulariser leur situation.
Les retraités peuvent-ils en bénéficier ?
La question préoccupe de nombreuses familles. D’après l’expert, les retraités ne sont pas exclus par la loi de ces facilités de financement. En pratique, cependant, les politiques internes des banques et les critères d’âge peuvent compliquer l’examen de leur dossier et peser sur la décision finale.