Elections 2019 : Plaidoyer pour la mise en œuvre de politiques vertes en Tunisie

07-08-2019

« Les assises vertes pour un programme électoral vert » est une activité lancée au mois d’avril par le réseau alternatif des jeunes de Tunisie, qui s’inscrit dans le cadre des élections présidentielles du 15 septembre 2019 et des législatives ; du 6 octobre 2019.

Afin d’élaborer ses programmes électoraux verts, le RAJ a organisé des sessions de travail en vue d’établir un diagnostic environnemental dans plusieurs régions de la Tunisie.

Les résultats de ce diagnostic ont été révélés le week-end dernier.

Au niveau de Tunis, un manque important de réseaux de canalisation souterraines a été révélé, en plus de la pollution littorale et des canalisations des eaux usées non traitées, qui représentent des risques sanitaires et environnementaux.

D’autres problématiques environnementales ont été repérées au niveau des régions, comme les déchets chimiques et médicaux jetées dans les zones humides, les bassins, la mer et les fleuves, ce qui menace les richesses maritimes.

Il s’en ajoute la sylviculture irrégulière surtout dans la région du nord-ouest tunisien, et les incendies répétitifs dans les forêts et ceux qui ont touché même les cultures agricoles.

Un autre constat a été établi, c’est que la culture environnementale est absente chez les décideurs comme chez les citoyens.

D’autres sessions de travail tenues dans le sud tunisien ont révélé que la totalité des villes dans ces régions souffrent de l’émission des gaz toxiques, de la pollution d’air à cause des compagnies de phosphate de Gafsa, et du complexe chimique de Mdhilla et Gabes.

Ces diagnostics sont élaborés en coordination avec les représentants des organisations qui travaillent sur les questions de l’environnement, le développement durable et le climat.

A leur issue, les experts et les citoyens vont élaborer une liste de recommandations axées sur les priorités et les urgences environnementales et climatiques du pays sous forme de « recommandations brief ».

L’objectif est de créer une force de proposition et de plaidoyer pour la mise en œuvre  de politiques vertes en Tunisie. Dans ce contexte, le directeur exécutif du projet, Zied Grandi, a précisé que le RAJ est prêt à collaborer avec tous les partis politiques tunisiens, quelle qu’en soit l’appartenance idéologique. « Le plus important est de prendre les problématiques environnementales en considération, pour le bien des générations futures », a-t-il ajouté.

Quant à la coordinatrice du projet, Wafa Hmadi, elle a rappelé que « ce projet vise à impliquer aussi les différents acteurs dans la lutte contre le changement climatique en Tunisie, à travers un package d’activités : la plateforme en ligne GCF (greenclimateforum), concours national de plaidoirie, monitoring des élections présidentielles dans sa relation avec l’environnement et le climat…

Emna Bhira

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