Iran-États-Unis : un accord-cadre pour une sortie de crise en 60 jours

22-06-2026

Une première séance de négociations en Suisse débouche sur une feuille de route portant sur le nucléaire, le détroit d’Ormuz et le Liban

Une feuille de route fixée à soixante jours

Les États-Unis et l’Iran ont achevé, tôt ce lundi, une première séance de pourparlers destinée à mettre fin durablement au conflit au Moyen-Orient. Les négociations, qui se déroulent en Suisse, doivent se poursuivre toute la semaine. Selon les médiateurs pakistanais et qatari, Téhéran et Washington se sont accordés sur une feuille de route devant permettre la conclusion d’un accord définitif dans un délai de soixante jours, ouvrant ainsi la voie à l’ouverture immédiate de nouvelles discussions techniques. Le dossier du nucléaire iranien figure parmi les points centraux de ces négociations : dans le protocole d’accord déjà signé, l’Iran s’engage à ne pas se doter de l’arme nucléaire.

Vers une réouverture sécurisée du détroit d’Ormuz

Les deux parties se sont également entendues sur la mise en place d’un canal de communication visant à garantir un passage sécurisé pour les navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz, voie maritime stratégique par laquelle transite habituellement environ 20 % des hydrocarbures mondiaux. L’Iran avait annoncé la fermeture de ce détroit après des frappes israéliennes visant le Hezbollah au Liban. D’après le protocole signé, le trafic commercial devrait être totalement rétabli dans les trente jours suivant les opérations de déminage.

Une cellule de gestion des conflits incluant le Liban

Les médiateurs ont par ailleurs annoncé la création d’une cellule de gestion des conflits, réunissant les parties ainsi que la République libanaise, et placée sous leur supervision, afin de veiller au respect de l’arrêt des opérations militaires au Liban. Téhéran souhaite en effet que l’accord de cessation des hostilités s’étende également au territoire libanais. De son côté, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a affirmé que l’armée israélienne ne se retirerait pas du sud du Liban. Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghtchi, a néanmoins évoqué des avancées importantes concernant l’arrêt de la guerre au Liban.

Levée des restrictions économiques et plan de reconstruction

Le ministre iranien des Affaires étrangères a en outre annoncé la levée des restrictions sur les exportations de pétrole et de produits pétrochimiques, la fin du blocus, ainsi que le déblocage de certains avoirs gelés. Un vaste plan de reconstruction et de développement de l’Iran a également été lancé, doté, selon le protocole d’accord, d’un budget d’au moins 300 milliards de dollars.

Washington reste silencieux

La délégation américaine, dirigée par le vice-président JD Vance, n’a pas réagi dans l’immédiat à ces annonces.