Ismaïl Haniyeh appelle à l’annulation de la conférence de Manama

20-06-2019

Le chef du bureau politique de Hamas, Ismaïl Haniyeh, a appelé ce jeudi 20 juin à l’annulation de la conférence de Manama (Bahrein) « qui s’inscrit dans le cadre des efforts américano-israéliens de détruire le projet national palestinien. »

« La façade de cette conférence est économique, mais sa teneur est politique, et vise à cantonner la cause palestinienne, de la cause d’un peuple qui est en quête de liberté et d’indépendance, à une cause humaine et économique, » a-t-il déclaré lors d’une rencontre avec la presse étrangère, relayée par le site de Hamas. 

Il a affirmé que son mouvement « n’acceptait pas que n’importe quel pays arabe accueille une conférence de ce type, qui constitue un pont de normalisation avec l’occupation, aux dépens des droits palestiniens ».

L’administration américaine organise les 25 et 26 Juin à la capitale bahreïnie, une conférence pour dévoiler un projet de développement économique pour les territoires palestiniens, en prélude à la présentation de son plan de paix pour mettre fin au conflit palestino-israélien, baptisé Deal du siècle.

Haniyeh a, par ailleurs, souligné que Hamas définit ses priorités, à partir du fait qu’il est « un mouvement de libération nationale qui a accédé au pouvoir d’une manière démocratique, croit en la démocratie, le pluralisme, et l’alternance pacifique au pouvoir ».

La priorité absolue de Hamas est de parvenir à l’unité nationale palestinienne, a-t-il dit, signalant que son mouvement a signé des conventions aux Caire, Doha, Beyrouth et Gaza, « a renoncé à son droit constitutionnel à former un gouvernement en faveur de la formation d’un gouvernement d’union nationale ».

Il a souligné que le mouvement Fatah et l’autorité ne se sont pas tenus à l’application des conventions, n’ont pas interagi avec les tentatives égyptiennes en vue de la formation d’un gouvernement d’unité nationale, exprimant les dispositions du gouvernement à présenter les facilitations et les concessions, « sans toucher aux constances », pour mettre un terme à la division.

« La bande de Gaza subit un embargo injuste, comme punition pour son choix démocratique, a été confrontée à de nombreuses guerres, auxquelles la population a payé le plus lourd tribut soit des milliers de martyrs, de foyers (détruits) et d’estropiés » a-t-il déploré.

Il a fait part du calvaire des Palestiniens des territoires de 1948, qui souffrent de la « discrimination raciale du fait des dispositions de l’occupation, de la loi sur la judéité de l’Etat, qui signifie l’annihilation de l’existence palestinienne, prépare une nouvelle opération de déportation, prive les palestiniens de leurs droits de citoyenneté… »

Quelque 7 millions Palestiniens sont privés depuis plus de 70 ans de se réunir avec leurs familles, a-t-il dit, soulignant que toutes les tentatives d’attenter au droit au retour sont vouées à l’échec, étant donné que le peuple y demeure attaché.

Gnet

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