Kaïs Saïed reçoit le ministre de la Santé, dénonce des « entraves délibérées » dans le secteur de la santé publique

18-09-2026

Le président de la République, Kaïs Saïed, a évoqué, lors d’une audience accordée hier après-midi, le 17 septembre, au ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, plusieurs sujets, notamment l’état d’avancement de plusieurs projets liés au secteur de la santé dans différentes régions du pays.

Le chef de l’État a réaffirmé que la santé constitue un droit naturel de l’être humain, devant être garanti à tous sur un pied d’égalité, précisant qu’un certain nombre de projets ont été réalisés, notamment dans le domaine de la lecture des analyses et des imageries médicales à distance, entre autres services, permettant ainsi d’épargner aux malades et à leurs familles les déplacements, tout en réduisant les longues périodes d’attente.

Kaïs Saïed a affirmé que la santé publique constitue un système intégré, qui a fait l’objet de ciblage, voire de destruction, soulignant que plusieurs projets ont accusé du retard malgré la disponibilité des crédits nécessaires à leur réalisation, ces derniers ayant été délibérément entravés, de même que certains équipements et appareils qui y sont liés, par des personnes impliquées dans la corruption ou animées de mauvaises intentions. Pour ces personnes, a-t-il ajouté, ni médicament ni remède ne saurait être utile, seule une reddition de comptes équitable s’imposant pour ce qu’elles ont fait, continuent de faire, et de planifier et de manigancer.

Sur un autre plan, le président de la République a salué la compétence du corps médical tunisien, médecins, paramédicaux et personnel confondus, soulignant que l’engouement de nombreux pays, y compris parmi les plus avancés scientifiquement, à attirer les compétences médicales tunisiennes n’est pas fortuit, l’école médicale tunisienne étant une école de renommée mondiale, qui constitue l’une des fiertés du pays et une source de fierté nationale. Il a précisé que la dotation des cadres médicaux d’un nouveau cadre juridique leur permettrait davantage de créativité dans l’exercice de leurs fonctions.

Le président de la République a enfin exprimé sa conviction que le secteur de la santé, comme les autres services publics, se redressera conformément à la volonté du peuple tunisien, affirmant que le processus de construction et d’édification se poursuivra, celui-ci constituant, selon lui, le cours de la révolution et, plus encore, le cours de l’Histoire.