La BCT prévoit un taux de croissance de 2,7 % en 2019

05-08-2019

Le redressement de l’économie nationale amorcé en 2017 s’est confirmé en 2018, avec un taux de croissance passant de 1,9 % à 2,5 %, d’une année à l’autre, tiré par l’agriculture et le tourisme. Néanmoins, les pressions sur les équilibres globaux se sont accentuées, notamment au niveau du secteur extérieur et de l’inflation.

Pour l’année 2019, les premiers mois ont été marqués par une persistance des pressions inflationnistes qui ont été à l’origine d’un nouveau relèvement, en février, du taux d’intérêt directeur pour atteindre 7,75% et ce, afin d’éviter un dérapage de l’inflation et assurer les conditions d’une stabilisation de l’économie et le retour d’une croissance saine et durable, souligne le rapport annuel de la banque centrale de Tunisie (BCT), pour l’année 2018.

Aussi, un taux de croissance de 2,7% est prévu pour cette année ; en relation avec le maintien de l’élan de l’activité touristique, la progression des industries manufacturières exportatrices et la reprise de l’activité extractive ce qui permettrait de contenir le déficit courant dans des niveaux plus soutenables. Parallèlement, l’effort de consolidation budgétaire permettrait une poursuite de la maîtrise du déficit budgétaire et de l’endettement public qui reviendraient, respectivement, à 3,9% et 70,9% du PIB.

Les prévisions pour l’année 2019 tablent sur une croissance économique de 2,7% sur la base d’une amélioration de la majorité des secteurs hors celui de l’agriculture et pêche. Le ralentissement attendu de la croissance du secteur primaire, en relation avec une saison agricole nettement moins bonne qu’en 2018, sera compensé par la poursuite de l’essor des services marchands et d’une reprise du secteur industriel, particulièrement les industries non manufacturières.

La dette tunisienne en euro, dollar et yen
Le taux d’endettement public a poursuivi sa tendance haussière en augmentant de 6,5 points de pourcentage pour se situer à 76,7% contre 70,2% en 2017. Cette hausse est due principalement à la dépréciation du dinar par rapport aux monnaies des principaux prêteurs.

La structure de l’encours de la dette publique montre la consolidation de la part de la dette extérieure passant de 69% à 74%, d’une année à l’autre. Par bailleurs de fonds, cette dette provient à hauteur de 36,6% du marché financier international, 50,4% de la coopération multilatérale et 13% de la coopération bilatérale. Par devise, la structure de l’encours de la dette demeure marquée par la dominance de l’euro (52,1%) suivi par le dollar (30,8%) et le yen japonais (11,2%).

D’après le rapport de la BCT

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