La famille de Chawki Tabib alerte sur son état de santé en détention

21-07-2026

La famille de Chawki Tabib a lancé, dans la nuit du 20 au 21 juillet 2026, un nouvel appel aux autorités afin que l’ancien président de l’Instance nationale de lutte contre la corruption (Inlucc) puisse bénéficier des soins médicaux qui lui ont été prescrits.

Dans une publication sur Facebook, faisant suite à une visite de son avocate, Me Moufida Belghuith, ses proches indiquent avoir été rassurés quant à son état moral. Selon ce témoignage, l’ancien bâtonnier garderait le moral et ferait preuve de beaucoup de courage pour faire face à sa détention, malgré des conditions rendues particulièrement pénibles par les fortes chaleurs actuelles.

Un suivi médical jugé insuffisant

La famille se dit en revanche vivement préoccupée par son suivi médical. Selon le texte publié, Chawki Tabib, qui souffre notamment d’arthrose, aurait été examiné par un rhumatologue, à l’issue de quoi un traitement lui aurait été prescrit. L’administration pénitentiaire affirmerait toutefois n’avoir jamais reçu l’ordonnance correspondante, alors que celle-ci aurait pourtant été transmise directement aux services concernés. Le traitement ne lui aurait, à ce jour, toujours pas été remis.

La publication évoque également l’absence du coussin orthopédique recommandé par les médecins, la famille estimant que les demandes d’aménagement liées à son état de santé seraient parfois perçues, à tort, comme des privilèges.

Ses proches rappellent que Chawki Tabib souffre de plusieurs pathologies chroniques, notamment de diabète et d’arthrose, nécessitant un suivi médical régulier et un accès effectif aux traitements prescrits — un droit fondamental à la santé et à la dignité des personnes détenues, selon eux, et non un simple confort.

Toujours selon cette publication, Chawki Tabib aurait lui-même adressé un courrier à l’administration pénitentiaire pour demander l’exécution des prescriptions médicales le concernant. Sa famille appelle les autorités compétentes à prendre les mesures nécessaires pour garantir son accès aux soins, dans le respect des obligations légales et humanitaires. « Le temps de l’indifférence doit prendre fin », conclut le texte, qui appelle à ne pas priver une personne détenue de son droit à la santé.

Rappel : une condamnation à dix ans de prison

Cette alerte intervient deux mois après la condamnation de Chawki Tabib à dix ans de prison par la chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière près le tribunal de première instance de Tunis. Le 21 mai 2026, la juridiction l’avait reconnu coupable de falsification de documents, de détention et d’usage de faux, ainsi que de destruction de pièces considérées comme falsifiées. L’affaire porte sur des documents transmis en 2020 à l’Assemblée des représentants du peuple, alors qu’il présidait l’Inlucc, concernant des soupçons de conflit d’intérêts visant l’ancien chef du gouvernement Elyes Fakhfakh.