La HAICA s’engage à lutter contre l’argent sale dans les médias

18-06-2019

La haute autorité indépendante de la communication audio-visuelle (HAICA) affirme ce mardi 18 juin, son engagement « à aller de l’avant en matière de lutte contre le capital sale qui demeure influent dans certains médias privés, et tente de les instrumentaliser pour extorquer la volonté des électeurs ».

Dans un communiqué paru sur sa page officielle, la haute autorité affirme que « les médias publics ne sont pas à l’abri de ces dangers, au regard de nombreux dossiers en instance, dont le règlement relève du gouvernement ».

La HAICA appelle à conclure un contrat par objectifs devant être signé par le PDG de la télévision tunisienne, la présidence du gouvernement, et elle-même étant « la garante de sa mise en exécution ». « Ce contrat est de nature à contribuer à instaurer une gouvernance, habilitant la télévision à jouer le rôle qui lui est imparti ».

Elle appelle « à étendre cette formule aux radios tunisiennes, et à accélérer le rattachement de la radio coranique Zitouna à l’établissement de la RT, à la lumière de l’arrêté gouvernemental de 2007, en vue d’en préserver l’indépendance et de l’éloigner de toute forme d’instrumentalisation partisane ».

La HAICA souligne la nécessité « de trancher ces dossiers, pour bien se préparer aux prochaines élections, loin des intérêts étriqués ». Le gouvernement enverra ainsi « un message clair traduisant son interaction en vue de réformer le paysage médiatique, et de prouver que ses choix ne s’inscrivent pas dans le cadre de la compétition électorale, mais œuvrent à instaurer un climat garantissant l’alternance pacifique au pouvoir », conclut-elle.

Gnet

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