La Tunisie mène les concertations au Conseil de sécurité autour d’un projet de résolution sur la Palestine

12-02-2020

La Tunisie a affirmé hier, mardi 11 février, lors d’une réunion du Conseil de sécurité à New-York, consacrée à « la situation au Moyen-Orient et à la cause palestinienne », « la nécessité de s’en tenir aux résolutions de la légalité internationale et de respecter les cadres de référence fondamentaux, en vue de parvenir à une paix juste, globale et durable, à même de déboucher sur la fin de l’occupation, et la récupération par le peuple palestinien de ses droits légitimes, en prime son droit à l’autodétermination, et à l’instauration d’un Etat indépendant, dans les frontières du 04 Juin 1967, ayant pour capitale al-Quds-Est ».

Dans une allocution prononcée par le représentant permanent adjoint de la Tunisie auprès des Nations-Unis, Tarek al-Adeb, en présence du président palestinien, Mahmoud Abbas, Tunis a pressé « le conseil de sécurité à assumer sa responsabilité en matière de préservation de la sécurité et de la paix internationales et de règlement des conflits, et à œuvrer à relancer la paix sur la base des références convenues, ce qui garantit au peuple palestinien le recouvrement de ses droits, met un terme à la tension, et garantit la sécurité et la paix pour l’ensemble des peuples de la région ».

Tunis défend la solution à deux Etats
Le résidant permanent adjoint a souligné dans ce discours, relayée par le ministère des Affaires étrangères, que la Tunisie et l’Indonésie avaient commencé pendant les derniers jours, en coordination étroite avec la partie palestinienne, à se concerter avec les membres du Conseil de sécurité, les pays arabes et musulmans, et les groupes régionaux et politiques, notamment le groupe des non-alignés, autour « d’un projet de résolution comportant notamment une affirmation de la nécessité de parvenir à une paix juste, globale et durable, sur la base des résolutions de la légalité internationale, y compris la résolution du conseil de sécurité 2334 (2016), les références de la conférence de Madrid pour la paix, l’initiative de paix arabe, et la fin de l’occupation israélienne de tous les territoires occupés en 1967, y compris al-Quds-Est, en consécration de la solution à deux Etats ».

« La réunion du conseil de sécurité sur le Moyen-Orient se tient à une étape critique dans le conflit arabo-israélien, marquée par la montée des tensions dans la région, l’arrêt du processus de paix, et la succession des tentatives de déviation par rapport aux résolutions de la légalité internationale », a déploré Tarek al-Adab, dénonçant l’obstination des autorités d’occupation « à se soustraite aux résolutions de la légalité internationale, et à consacrer la politique du fait accompli à travers l’extension des colonies en Cisjordanie et à al-Quds-Est, et ses menaces d’annexer des parties des territoires palestiniens, en violation criante du droit international, outre la poursuite de l’embargo contre la bande de Gaza, et les différentes formes d’agression et de punition collective contre le peuple palestinien ».

La Tunisie a appelé, par la voix d’al-Adab, la communauté internationale « à assumer sa responsabilité, et à mettre un terme aux politiques qui torpillent les chances de paix, et qui ne font qu’exacerber les tensions et l’instabilité au Moyen-Orient. » « Le retour de la paix et de la sécurité dans la région reste tributaire de la fin de l’occupation israélienne de l’ensemble des territoires arabes occupés, tout en amenant Israël à se soumettre à la volonté de paix, et à mettre en exécution les résolutions onusiennes ».

Le représentant permanent adjoint a réitéré « l’engagement de la Tunisie en faveur du soutien constant de la cause palestinienne juste et des droits du peuple palestinien indivisibles et imprescriptibles ».

Gnetnews

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