Le Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement tient sa séance inaugurale ce lundi

17-08-2026

Le Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement tient, ce lundi 17 août 2026, sa séance inaugurale, sur invitation du président de la République, Kaïs Saïed.

Deux décrets présidentiels relatifs à ce Conseil ont été publiés vendredi au Journal officiel de la République tunisienne, portant respectivement nomination de membres au sein de son instance supérieure et désignation de Mohamed Ali Boughdiri au poste de secrétaire général du Conseil.

Le décret n°203 de l’année 2026, daté du 12 août, désigne ainsi Tijani Gmati, Youssef Ben Othman, Chiraz Stambouli, Rim Aribi, Kamel El Hanaid, Mohamed Habib Allani et Mohamed Seifallah Ben Abderrazak comme membres de l’instance supérieure du Conseil. Le décret n°204, daté du même jour, désigne quant à lui Mohamed Ali Boughdiri comme secrétaire général du Conseil.

Un « esprit stratégique national » attendu pour le système éducatif

Le président de l’Association tunisienne pour la qualité de l’enseignement, Slim Kassem, a estimé, ce lundi 17 août 2026, que ce Conseil supérieur allait redonner au système éducatif tunisien son esprit stratégique national.

Invité à s’exprimer sur les ondes de la Radio Nationale, il a précisé que cette instance, qui tient aujourd’hui sa séance inaugurale, marquera une rupture avec la logique de gestion des affaires courantes qui a dominé le système éducatif depuis des décennies.

Slim Kassem a expliqué que le ministère de l’Éducation avait, ces dernières années, davantage fonctionné selon une logique de gestion au jour le jour que de planification à long terme. Il a souligné l’importance de bâtir une politique unifiée en faveur de la jeunesse et de l’avenir du pays, dans un contexte marqué par la multiplicité des intervenants dans le domaine éducatif — ministères de l’Éducation, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, des Affaires culturelles, des Affaires religieuses, ainsi que de la Jeunesse et des Sports.

Ce dernier a relevé que le Conseil supérieur devrait déterminer les grandes orientations du système éducatif, participer à leur élaboration et proposer sa vision de l’état actuel du secteur.

Des décisions prises sans base scientifique depuis 2011, selon lui

Slim Kassem a rappelé que les pressions qu’a connues le ministère de l’Éducation depuis plusieurs années, notamment après 2011, ont fait de la décision éducative le fruit d’appréciations personnelles, sans fondement sur des études ou des données objectives.

Il a par ailleurs estimé que le Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement apporterait davantage de stabilité au système éducatif et contribuerait à améliorer les mécanismes de prise de décision en la matière.

Le président de l’Association tunisienne pour la qualité de l’enseignement a enfin insisté sur la nécessité d’institutionnaliser ce processus, afin que la Tunisie dispose d’une orientation claire et déterminée au service de la jeunesse et de l’avenir du pays.