Les deux urgences qui attendent le président pendant sa convalescence

02-07-2019

Maintenant que le président a quitté l’hôpital et s’est affiché souriant devant les Tunisiens et le reste du monde, entouré du Staff médical, démentant les rumeurs les plus folles ayant circulé sur son état de santé, il devra bientôt, et après une période de convalescence, reprendre ses activités normales.

Le chef de l’Etat est attendu dans les tous prochains jours, sur deux affaires urgentes, qui sont assujetties à des délais réglementaires stricts :

La première est la signature du décret appelant les Tunisiens aux urnes pour les législatives du 06 octobre 2019, qui devra intervenir avant le 06 Juillet, trois mois avant l’échéance électorale.

La deuxième est la prorogation de l’état d’urgence qui arrive à son terme le vendredi 05 juillet, dans la mesure où il a été prolongé pour un mois, à compter du 05 Juin dernier.

Le chef de l’Etat aura aussi, par la suite, à promulguer le projet d’amendement de la loi électorale, voté récemment par l’Assemblée, et qui fait l’objet d’un recours auprès de l’instance provisoire de contrôle de la constitutionnalité des lois.

Son apparition publique hier est de nature à rassurer l’opinion nationale et internationale, et à envoyer des signes d’apaisement, quant à la solidité de l’expérience tunisienne, sa résilience devant les crises, et l’acheminement du pays vers des élections présidentielle et législatives, qui seront tenues dans les délais impartis, avec des conditions d’intégrité et de transparence. Ce qui est de nature à parachever le processus de transition, et à consacrer la démocratie en Tunisie, comme un choix pérenne et irréversible.

La maladie du chef de l’Etat a néanmoins révélé de nombreuses distorsions quant à sa gestion. A Commencer par la présidence qui, à travers son communiqué ou le post de l’un des conseillers, a suscité une grande panique en évoquant « un malaise aigu », et « un état critique » du président. Il n’en fallait pas plus pour que les rumeurs les plus terribles se répandent comme une trainée de poudre, le jour où le pays venait d’être secoué par deux attentats-suicide à quelques minutes d’intervalle à la Rue Charles de Gaulle, et à el-Gorjani.

Le malaise du président a aussi montré un malaise politique, social et moral frisant l’indécence, certains n’ont pas hésité à l’instrumentaliser à des fins politiciennes et électoralistes étriquées, quitte à déstabiliser le pays, en propageant les rumeurs et les mensonges les plus infâmes.

Une fois de plus, l’on se rend compte que la crise dont souffre la Tunisie et qui est à l’origine de tous ses maux, est fondamentalement morale.

La Rédaction 

Lire aussi

Économie Économie Économie Économie 8ans après le 14 janvier, les cinq maux de la Tun