Les perspectives du développement du Maghreb sous la loupe de 25 doctorants de la région

26-06-2019

Un symposium international s’est tenu mardi 25 Juin autour du thème « Intégrer le Maghreb : libérer le potentiel économique », qui était l’occasion, selon le Secrétaire général de l’Union du Maghreb Arabe (UMA), Taieb Baccouche, « d’approfondir les discussions sur les mécanismes de développement de l’intégration économique entre les pays de la région, qui s’avère la plus faible du monde, estimée entre 3 et 5% ».

Il a appelé à « surmonter les difficultés loin des calculs politiques étriqués », et en traitant avec réalisme la conjoncture en général, telle la sécurité de certains pays du Maghreb et la mise en place de mécanismes de développement commercial et économique.

« Ainsi, on parviendra à un développement durable et global, à la création d’emplois pour les jeunes et à la réflexion sur l’avenir des peuples du Maghreb », a-t-il ajouté.

« L’augmentation des échanges commerciaux entre les pays du Maghreb, le développement des infrastructures, l’expansion des réseaux de transport terrestre et maritime et la création d’un marché commun du Maghreb pour l’exportation vers l’Afrique et le monde, sont plus susceptibles de déboucher sur une ouverture économique et des perspectives commerciales ».

Taieb Baccouche a passé en revue les principales études de projets, leurs objectifs et leur progression, y compris le train du Maghreb et le réseau de fibres optiques du Maghreb, ainsi que les plus importants mécanismes pour le financement de projets d’intégration économique par des banques, des institutions et des fonds d’investissement.

Promouvoir la recherche scientifique au sujet de l’intégration économique et sociale du Maghreb

Le secrétaire général de l’UMA a, par ailleurs, rappelé que ce symposium a pour objectif de présenter techniquement, les projets de développement, à une centaine d’investisseurs internationaux qui y étaient présents.

Dans le but de promouvoir la recherche scientifique en matière de développement durable, Baccouche a déclaré que « 25 doctorants, venant des 5 pays du Maghreb, seront sélectionnés par un conseil scientifique, pour travailler sur des recherches académiques, au sujet du développement économique, social, et humain dans la région du Maghreb. »

Dans ce contexte, la directrice régionale des nations unies, Lilia Naas, a rappelé que « la CEA encadrera les chercheurs, puisque ce laboratoire produit des analyses sur l’évolution, notamment sur les tendances économiques, et leur implication dans le développement du continent africain ».

Elle a aussi souligné que les recherches de la CEA sont particulièrement utilisées, dans l’orientation des stratégies et des politiques des gouvernements africains, afin de progresser d’une manière coordonnée. « Cependant, la CEA examine aussi les problèmes régionaux et sous régionaux, et identifie les solutions pertinentes ».

« Notre objectif est de promouvoir ces projets, avec des fonds intensifs et durables, et d’accélérer une transformation structurelle de l’Afrique, en conformité avec l’agenda 2030 de développement durable, porté par les nations unies, et l’agenda 2063 porté par l’union africaine ».

Selon elle, « ce programme réalisé en collaboration avec l’union africaine et la BAD, compte d’autres objectifs au niveau sous régional également.

« Nous travaillons étroitement avec les comités économiques régionaux, sur les trois fonctions principales de la CEA qui sont : l’élaboration des Think tank, la réflexion et la mobilisation rationnelle. « Par ailleurs, on a fixé des rencontres trimestrielles avec le Secrétaire Général de l’UMA, pour examiner les suivis de ces projets… », conclut-elle.

Ligne ferroviaire à grande vitesse
En parlant des projets de transformation structurelle en Tunisie, le représentant du ministère a évoqué « les projets de liaison des réseaux maghrébins, le projet d’extension de la ligne ferroviaire à grande vitesse, dont le temps de parcours passera de 48h, à 25h uniquement ».

S’y ajoutent « l’amélioration de l’infrastructure portuaire, la création d’un port de nouvelle génération à Enfidha, situé au centre du pays, ainsi que l’adoption d’une stratégie globale dans le domaine de la logistique avec une réalisation de six zones logistiques, durant cet été, d’une surface globale de 580 hectares ».
« Dans ce cadre il y aura en plus, la création d’un pôle économique logistique et portuaire à Zarzis, au sud-est du pays, qui vise le développement des échanges avec la Libye et l’Algérie ».

Le représentant du ministère de Transport a souligné que « la Tunisie a toujours été impliquée dans le processus de l’intégration maghrébine, via le renforcement des partenariats économiques, et sécuritaires, sans oublier les domaines social et culturel et humain ».

« Il existe un réel potentiel d’accroître les échanges, et de générer des flux d’exploitation supplémentaire de biens et de services entre les pays de l’Union africaine », conclut-il.

Emna Bhira

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