L’UTICA conteste la hausse des prix des hydrocarbures, un coup fatal pour l’industrie

01-04-2019

L’Union tunisienne de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (UTICA) considère que l’augmentation des prix des hydrocarbures, comme "un nouveau coup fatal" pour l’industrie tunisienne, notamment des secteurs reposant sur le Gasoil, le fuel, et le gaz liquéfié, des produits ayant connu une hausse oscillant entre 5 et 10 %, après l’augmentation du prix de l’électricité et du gaz dans une proportion de 50 %.

L’UTICA appelle "à arrêter l’hémorragie de la hausse des prix de l’énergie et du carburant, et à geler toute augmentation pour l’année 2019". Elle appelle le gouvernement à "un dialogue autour des mesures d’accompagnement pour ces secteurs, au niveau de l’investissement et de la fiscalité", afin de prévenir les retombées de ces augmentations sur les plans économique et social.

L’organisation patronale estime que cette nouvelle hausse des prix des hydrocarbures aura "des répercussions graves sur la compétitivité et la pérennité des entreprises, sur le secteur industriel, et va accentuer les difficultés des professionnels dans le secteur du transport des personnes et des marchandises, qui sont désormais incapables de couvrir leurs dépenses et d’honorer leurs engagements". "Nombreux d’entre eux risquent la faillite face à ces augmentations récurrentes, outre la hausse des coûts de la maintenance et des pièces de rechange, devant la poursuite de l’effondrement du dinar".

Ces augmentations, quelles qu’en soient les justifications, vont "contribuer à la hausse des prix, à l’ascension de l’inflation, freiner la croissance économique et entraver le développement régional".

Le patronat considère "qu’il aurait mieux valu trouver des solutions radicales, à la grande dégradation de la production nationale du pétrole, à l’arrêt de l’octroi des permis de prospection de pétrole du fait de l’article 13 de la constitution, au blocage de l’exploitation et de la production pour de nombreuses années dans plusieurs sites, du fait des troubles sociaux dans les régions de production, et du manque d’incitation à l’investissement dans les énergies renouvelables et alternatives".

Gnet

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