Manifestations du 17 octobre en France : 2 397 interpellations et 997 policiers et gendarmes blessés
Le lendemain d’une journée qui laissera des traces, la France fait ses comptes. Samedi 17 octobre, les mobilisations contre la « vie chère » ont donné lieu à des scènes de violence, et le ministère de l’Intérieur a annoncé dimanche soir un lourd bilan : 2 397 personnes interpellées et 997 policiers et gendarmes blessés. Dimanche, de nouveaux heurts ont éclaté dans plusieurs villes, notamment à Paris et à Lyon.
Une mobilisation majoritairement calme, mais des scènes de chaos
Partout en France, la grande majorité des cortèges ont défilé sans incident, portés par l’inquiétude liée à la hausse du coût de la vie et à la baisse du pouvoir d’achat. Mais en marge de ces rassemblements, la colère a dégénéré. À Rennes et à Paris, des commerces ont été pillés et, selon le maire de la capitale, des rues ont été « méthodiquement ravagées ».
Des bâtiments publics ont aussi été visés : à Marseille, Angers et Bordeaux, des manifestants ont fait irruption dans des mairies ou des préfectures pour les vandaliser. À Limoges, l’Hôtel de Ville, édifice du XIXe siècle, a été « en grande partie perdu » dans les flammes. Les commerçants sont parmi les premiers touchés : la Fédération du commerce et de la distribution estime que 1 500 d’entre eux ont subi des dégâts.
Emmanuel Macron s’adresse aux Français
Dimanche à 20 h, le président de la République a pris la parole à la télévision. Il a évoqué les réponses du gouvernement face aux violences, les aides destinées aux commerçants pillés, la question du pouvoir d’achat, ainsi que les pouvoirs accordés aux préfets dans le cadre du maintien de l’ordre.
Avec AFP