Marché central : Une flambée des prix marque le début du Ramadan (Vidéo)

07-05-2019

GnetNews a choisi de se rendre, au deuxième jour du mois de ramadan, au marché central, le plus grand de Tunis, très apprécié par les consommateurs pour le vaste choix qu’il propose, et pour des prix, connus pour être plus ou moins chers, par rapport à d’autres points de vente.

La baisse de l’inflation qui s’est située à la fin du mois d’avril à 6.9 % ne se répercute pas visiblement sur les étiquettes, qui poursuivent leur valse en ce début du mois du jeûne, face à des consommateurs, tiraillés entre satisfaire leurs envies, voir leurs besoins élémentaires, et les contraintes de leur budget.

Il est dix heures en ce mardi ensoleillé, l’affluence des consommateurs était faible, d’aucuns étaient en train de déambuler entre les étalages pour scruter les prix, quelque peu réticents à commencer leurs emplettes, face à des tarifs rédhibitoires.
Les marchands sont partagés, entre ceux qui les considèrent comme étant raisonnables, et d’autres qui estiment qu’ils sont bien élevés, notamment pendant la première semaine, car la demande est à son apogée.

« A partir de la deuxième quinzaine, et au fur et à mesure de l’approche de l’aïd, les prix vont baisser, car les gens seront moins focalisés sur la nourriture, pour s’occuper des achats de l’Aïd », révèle l’un des vendeurs.

« Le manque de produits, joue également un rôle important, car il est lié au commerce parallèle et informel, à l’origine des hausses. Il s’en ajoute les conditions météorologiques instables, qui perturbent la disponibilité de tous les produits maritimes, et agricoles. »

Certains consommateurs considèrent que le poisson et les légumes sont devenus des « produits de luxe », voire inaccessibles à cause de leurs prix exorbitants. A 50 dinars, on ne peut pratiquement rien acheter, rouspète un consommateur. Un autre abonde dans le même sens, et interpelle les pouvoirs publics, dont les promesses lui semblent être un vain mot.

Le kilogramme de dorade (Ouarka) est à 18dt.800, l’espadon (Sfen) est à 23dt600, le loup (Karouss) à 14dt800, et le prix de la chevrette a atteint les 42 dinars.

Par ailleurs, quelques poissons ont gardé des prix abordables, comme le rouget de roche, à 13dt.850, le petit rouget à 10dt 800 le kilo, et les sardines qui sont à 6 dinars le kilo…

Actuellement, les tomates se vendent à un prix qui varie entre 2dt500 et 3dinars, le poivron vert est à 3 dinars, et l’oignon à 1dt560. Le prix du concombre s’élève à 3 dinars aussi. Le prix de la laitue varie entre 800 millimes et 1dt200, les pommes de terre sont à 1dt400, les courgettes sont à 1dt380, les aubergines à 1dt800, et l’épinard est à 2dt550.

Actuellement, les indices des prix à la consommation familiale, ont montré une baisse légère de 6.9% au mois d’avril 2019. Malgré cela, le consommateur tunisien reste contraint de serrer son budget, surtout avec l’approche de l’Aïd et la fin du mois de mai.

Reportage réalisé par Emna Bhira et Wissal Ayadi