Moyen-Orient : au 26e jour de guerre, entre frappes incessantes et timides signaux diplomatiques
Ce mercredi 25 mars, les échanges de missiles se poursuivent sur tous les fronts malgré les déclarations de Trump sur des négociations en cours avec Téhéran. L’Iran entrouvre légèrement le détroit d’Ormuz aux navires « non hostiles ».
Les Gardiens de la Révolution élargissent leurs cibles
Les Gardiens de la Révolution iraniens ont revendiqué ce mercredi des tirs de missiles en direction d’Israël, du Koweït, de Bahreïn et de la Jordanie. Plusieurs cibles ont été visées dans le nord et le centre d’Israël, notamment à Tel-Aviv, ainsi que des bases militaires américaines dans ces pays, à l’aide de missiles à guidage de précision et de drones d’attaque.
En réponse, l’armée israélienne a annoncé le début d’une nouvelle vague de bombardements sur Téhéran, tandis que des missiles lancés depuis l’Iran continuent de faire route vers Israël, obligeant l’activation des systèmes de défense israéliens.
Le Liban : plus d’un million de déplacés
Au Liban, plus d’un million de personnes, dont près de 370 000 enfants, sont désormais enregistrées comme déplacées. Des frappes ont été signalées à travers tout le pays, notamment dans la banlieue sud de Beyrouth, à la suite de nouveaux ordres de déplacement massif émis dans plusieurs quartiers. Israël a par ailleurs annoncé son intention de prendre le contrôle militaire d’une vaste zone frontalière dans le sud du Liban.
L’Irak pris en étau
L’Irak va convoquer le chargé d’affaires américain et l’ambassadeur iranien après deux frappes meurtrières imputées aux deux belligérants sur son territoire. Quinze combattants du Hachd al-Chaabi ont été tués par une frappe américaine dans l’ouest du pays, tandis que dans le nord, la région du Kurdistan autonome accuse l’Iran de tirs de missiles balistiques ayant tué six soldats Peshmerga.
Ormuz : une ouverture conditionnelle
L’Iran a déclaré que les « navires non hostiles » pouvaient emprunter le détroit d’Ormuz, à condition de ne pas participer à des actes d’agression contre l’Iran et de se conformer aux règles de sécurité, en coordination avec les autorités iraniennes compétentes. Un geste partiel qui n’a pas suffi à rassurer les marchés : le trafic dans le détroit est passé d’environ 130 navires par jour avant la crise à moins de dix début mars, soit une baisse de plus de 95%. Le prix du Brent a rebondi au-dessus des 100 dollars le baril, au lendemain d’une chute provoquée par les annonces de Trump sur un possible report des frappes.
Trump négocie, l’Iran dément
Donald Trump affirme que les États-Unis négocient « en ce moment » avec l’Iran pour un cessez-le-feu. Mais l’ambassadeur d’Iran au Pakistan a déclaré qu’il n’y avait eu aucune discussion entre Washington et Téhéran pour mettre fin à la guerre, maintenant le même démenti que celui exprimé lundi par le ministère iranien des Affaires étrangères.