Nouvelles frappes en Iran, à la veille du rétablissement du blocus naval américain

14-07-2026

Le conflit entre l’Iran et les États-Unis a connu, ce mardi 14 juillet, une nouvelle vague d’escalade, à quelques heures du rétablissement annoncé par Donald Trump du blocus naval des ports iraniens. Selon l’agence de presse iranienne IRNA, des bombardements ont été signalés sur quatre sites de la ville de Bouchehr, où se trouve l’unique centrale nucléaire du pays. La télévision d’État iranienne a également fait état de cinq explosions dans le secteur de Bandar-e Abbas, ville portuaire proche du détroit d’Ormuz.

Des frappes américaines ont par ailleurs visé le sud-ouest de l’Iran, dans une zone pétrolifère proche de l’Irak et du Koweït, selon les autorités locales. La ville d’Abadan, qui abrite la plus ancienne raffinerie du Moyen-Orient, ainsi que la cité portuaire de Mahshahr, auraient été touchées.

Tensions diplomatiques autour des Gardiens de la révolution

Sur le plan diplomatique, l’Iran a vivement critiqué un projet de loi britannique visant à désigner le Corps des Gardiens de la révolution islamique comme une organisation représentant une menace pour la sécurité nationale du Royaume-Uni, qualifiant cette initiative d’injustifiée et contraire aux principes fondamentaux du droit international.

L’Inde a de son côté convoqué un diplomate iranien à New Delhi, pour protester contre une attaque attribuée à Téhéran dans le détroit d’Ormuz, ayant coûté la vie à un marin indien et fait plusieurs blessés parmi l’équipage.

Bahreïn dit avoir intercepté plusieurs attaques

Bahreïn a affirmé avoir intercepté plusieurs tirs iraniens visant son territoire. Des explosions avaient été entendues plus tôt dans la capitale, Manama, où des sirènes d’alerte aérienne avaient retenti pour la troisième fois depuis l’aube.

Par ailleurs, un pétrolier norvégien de la compagnie Stolt Magnesium a pris feu en mer d’Oman, après l’explosion d’un engin externe non identifié, selon un communiqué de la compagnie maritime.