Tunisie : Abderrahman Lahga présente les deux scénarios de l’évolution de l’économie nationale en 2021

20-11-2020

L’économiste Abderrahman Lahga a présenté ce vendredi 20 novembre, deux grands scénarios de l’évolution de l’économie nationale en 2021, élaborés selon des simulations, suite à la crise du Coronavirus.

Le premier scénario prévoit une situation difficile, si rien n’est fait. Le taux de croissance ne dépasserait pas, le cas échéant, le 1 %, le déficit budgétaire serait de 9,4 %, l’inflation de 7,5 % et le déficit courant de 10 %.

Le deuxième scénario est positif ; et a été fait selon un taux de croissance de 7,1 %, une inflation de 5%, un déficit budgétaire de 4,5 % en 2021. Ce cas de figure sera possible, si des décisions courageuses sont prises, et si des réformes sont menées.

Intervenu lors d’une conférence de presse de la FTH, sur les résultats de l’étude d’impact du covid-19 sur le secteur hôtelier, l’économiste a évoqué une baisse des revenus des hôtels et restaurants de 51% et un recul de l’activité du secteur hôtelier de 66 %.

Le secteur hôtelier qui totalise 60 mille emplois permanents, risque de perdre 27 132 postes d’emploi, soit 45 % de sa main d’œuvre permanente.

Au total, 90 mille postes d’emploi seront perdus en 2020 à cause de la crise sanitaire.

La pauvreté extrême passe de 3 % à 8 %

L’économiste a alerté sur la paupérisation grandissante à cause du coronavirus. La crise a fait reculer la Tunisie de 15 ans en arrière en termes de pauvreté.

Le taux de pauvreté extrême qui était de 3 % (339 mille personnes), passera à 8 % après le Covid, soit 957 mille Tunisiens. Le taux de pauvreté atteindrait 22 %, contre 14 % avant l’épidémie.

La pauvreté extrême concerne toute personne dont le revenu est inférieur à 1400 mille dinars / an. La pauvreté touche toute personne dont le revenu annuel est moins de 2,200 dinars, selon Abderrahman Lahga.

Les gens sont en train de perdre leurs actifs (épargne, vente de bijoux, de lot de terrain…) pour pouvoir subvenir à leurs besoins de première nécessité, a-t-il déploré.

Gnetnews

Lire aussi

Économie Économie Économie Économie Économie Marina de Bizerte : Le point sur l’état d’ava