Tunisie : Marouane Abassi appelle à un changement radical de l’administration tunisienne, une entrave pour l’investissement

01-11-2023

Le gouverneur de la banque centrale de Tunisie, Marouane Abassi, a appelé, ce mercredi 01er novembre, à la nécessité d’opérer un changement radical de l’administration tunisienne, laquelle représente une entrave pour l’investissement.

Lors de sa présence à une journée d’études parlementaires, consacrée à la banque centrale de Tunisie, relayée par la TAP, il a appelé à accélérer l’adoption des projets de loi, lesquels seront soumis par le gouvernement, et concernent, principalement, la loi des changes, la loi sur l’inclusion financière, et la loi sur l’investissement, laquelle changera la réalité de l’investissement, et libérera l’initiative dans le pays, d’une manière radicale.

Lors de cette conférence, dont les travaux ont été dirigés par le président de l’ARP, Ibrahim Bouderbala, Abassi a appelé à mettre la question économique sur la table, et à présenter des solutions.

L’essentiel est de rétablir la confiance dans l’économie, en procédant à un changement profond et radical dans l’administration tunisienne, a-t-il insisté.

Il a souligné l’importance d’une meilleure visibilité dans le pays, et d’une libération de l’initiative et de l’investissement.

Le chef de l’Institut d’émission s’est voulu rassurant, « la Tunisie est en mesure de réaliser de bons résultats économiques, et de larges opportunités pour le décollage économique ».

Cette conférence se tient à l’heure où l’indépendance de la banque centrale de Tunisie fait débat, et où certains appellent à l’amendement de la loi organique  n’o 2016-35 en régissant le statut

Il a expliqué que la décision du non-financement direct de la BCT n’est pas nouveau et ne se limite pas à la loi n’o 2016, mais remonte à 2006, même avant cette date, le recours au financement direct était occasionnel et limité dans le temps et la valeur.

Le chef de l’Etat avait critiqué, lors d’une visite au siège de l’Institut d’émission en septembre  dernier, l’article 25 de ce texte, lequel stipule dans son 4ème paragraphe, que « la banque centrale ne peut pas octroyer à la trésorerie générale de l’Etat des facilités sous forme de découverts ou de crédits , ni acquérir directement des titres émis par l’Etat ».

Gnetnews