UGTT : congrès extraordinaire à Monastir, Taboubi défend la légitimité de sa présidence
614 délégués sont réunis depuis ce mercredi à Monastir pour élire un nouveau bureau exécutif de 15 membres, dans un contexte marqué par des divergences internes ayant conduit à l’avancement anticipé du congrès.
Le congrès de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a ouvert ses portes ce mercredi à Monastir, pour se tenir jusqu’au vendredi 27 mars. Prévu initialement en 2027, à l’issue du mandat de cinq ans du bureau actuel élu en février 2022, il a été avancé à la suite de divergences internes au sein de l’organisation.
Taboubi se défend
Prenant la parole en ouverture, le secrétaire général Noureddine Taboubi a tenu à légitimer sa présidence du congrès, rappelant que ses prédécesseurs Abdessalem Jrad en 2011 et Houcine Abbassi en 2017 avaient eux aussi présidé leurs congrès respectifs. Il a précisé que la commission administrative nationale avait dégagé un consensus autour de ce choix et que le raccourcissement du mandat « ne constitue pas un dépassement ». Face aux voix critiques au sein de l’organisation, il a reconnu l’existence d’une « ligne syndicale opposante », estimant que l’opposition constructive est « utile et stimule davantage d’efforts ».
Un scrutin ouvert
Les 614 délégués présents sont appelés à élire 15 membres du nouveau bureau exécutif national, ainsi que les membres de deux instances nationales chargées respectivement du règlement intérieur et du contrôle financier. Au total, 46 candidatures ont été déposées pour le bureau exécutif, dont 9 femmes, parmi lesquelles deux membres sortantes : Hedia Arfaoui et Sihem Boussetta. Six membres du bureau sortant figurent également parmi les candidats, dont Salah Eddine Salmi, Othmane Jallouli, Farouk Ayari et Taher Mezzi. Le scrutin verra aussi la participation de nouveaux visages issus de structures sectorielles, comme Wajih Zidi (transport) et Selouane Smiri (pétrole et chimie), ainsi que de responsables régionaux tels que Kacem Zmeni (Sousse) et Salah Ben Hamed (Gabès).
Le congrès devrait être dominé par la compétition entre deux grandes listes non officiellement déclarées, incluant chacune des membres du bureau sortant, avec la possibilité d’une troisième liste et de candidatures individuelles.