Collectif KHALLSOUNA : Lettre ouverte au Chef du Gouvernement et à la Ministre des Affaires Culturelles

26-04-2020

Le collectif « Khalsouna »  a publié  ce dimanche 26 avril, un communiqué dans lequel les actifs dans le secteur culturel et artistique, se trouvant des difficultés financières à cause de l’arrêt de leurs activités, revendiquent leurs droits d’être rémunérés durant le confinement sanitaire général.

« Dans cette crise sanitaire sans précédent et étant assignés à arrêter toutes les activités culturelles et artistiques, nous, artistes, techniciens et freelancers travaillant dans le champ culturel et artistique, sommes contraints au chômage technique, dans des situations précaires car sans revenus et sans visibilité sur l’avenir ».

Des efforts sont certes entrepris par le Ministère des Affaires Culturelles par la mise en place du Fonds Relance Culture, afin de répondre aux cas les plus précaires.

Néanmoins, il reste inconcevable pour nous d’accepter que nous ne soyons toujours pas payés depuis des mois, voire des années pour certains d’entre nous.

Nous sommes des centaines à avoir contracté avec le Ministère des Affaires Culturelles, honoré nos engagements et accompli notre travail, sans pour autant percevoir notre dû. Certains contrats datent de 2017 et demeurent impayés. Sans parler de tous ceux qui ont accompli leur travail sans avoir jamais eu à signer un contrat.

Le Ministère des Affaires Culturelles a souvent justifié cela par des lenteurs administratives liées aux différents changements de postes. Or, nous le savons tous, que même en temps de passation, les artistes étrangers n’ont de leur côté jamais attendu pour se faire payer. Nous avançons l’exemple des cachets des artistes étrangers afin de démontrer que lorsqu’il y a volonté politique de lever les obstacles administratifs, tout devient possible.

Nous avons été nombreux à dénoncer cela de manière individuelle, auprès des institutions concernées ou via les réseaux sociaux et les médias, sans que cela n’ait pu avoir de résonnance.

En ces temps de crise, nous en arrivons à un point de non-retour, où il n’est plus justifiable pour nous de ne pas avoir notre dû.

Notre constat est amer face à un Etat qui renvoie les artistes, les techniciens et les freelancers au second plan et qui n’honore pas ses engagements.

Par cette lettre ouverte, nous appelons Le chef du Gouvernent ainsi que Le Ministère des Affaires Culturelles, via ses différentes administrations et institutions à :

Traiter dans l’immédiat le règlement de nos contrats et du travail accompli sans contrats.

S’engager à réformer en urgence les circuits administratifs et financiers du Ministère des Affaires Culturelles afin que les contrats soient signés en amont, qu’ils stipulent explicitement les délais de paiement et qu’ils soient honorés dans les 30 jours suivant le service fait.

« Par cette lettre, nous ne demandons ni aumône, ni charité, mais un droit indéniable dont relève notre dignité. L’Etat garantira ainsi sa réputation en honorant ses engagements ».

Communiqué

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