Dans un entretien avec el-Mayadeen, Mourou promet de fédérer et d’être un dirigeant et un père

08-08-2019

Le candidat d’Ennahdha à l’élection présidentielle, Abdelfattah Mourou, a déclaré que son mouvement avait mis du retard à mener la course présidentielle, du fait qu’il a voulu opter pour la progressivité dans la participation à la vie politique.

Il a ajouté qu’Ennahdha était fondé il y a 50 ans, mais n’est entré dans l’action politique qu’après la révolution.

Dans un entretien avec el-Mayadeen, dans la soirée d’hier mercredi 07 août, il a indiqué que le président du mouvement, Rached Ghannouchi, l’avait choisi en tant que candidat à la présidentielle anticipée de la mi-septembre, qualifiant de « prématurée » la candidature de ce dernier à la présidence du parlement.

Mourou a indiqué qu’il allait démissionner du mouvement, en cas de victoire à l’élection présidentielle, affirmant que le candidat à la présidentielle ne défend pas le programme de son parti, mais parle « un langage fédérateur ».

Il a ajouté que les sujets socio-économiques seraient au cœur de ses priorités en cas de sa victoire à la présidentielle, signalant qu’il existe dans la société tunisienne ceux qui n’apprécient pas l’orientation islamique, pour ne pas l’avoir expérimentée.

« Ceux qui ne souhaitent pas notre présence en Tunisie sont de moins en moins nombreux jour après jour », a-t-il dit, estimant la candidature d’un homme enturbanné à la présidentielle dans le pays de la Zitouna, de l’arabité, et de l’Islam, comme étant « naturelle ».

Le président de l’Assemblée par intérim a par ailleurs affirmé que « le différend autour de l’identité de la Tunisie, s’il existe, devra être réglé par le dialogue », en s’adressant en ces termes au peuple tunisien : « Je dis au peuple tunisien que vous allez choisir un dirigeant et un père qui veut faire valoir l’Etat et préserver la loi ».

Il a ajouté que le régime politique en vigueur en Tunisie, a donné des prérogatives symboliques au président de la république, alors que les prérogatives du gouvernement sont, de par la loi, à 85 % exécutives.

Il a encore indiqué qu’Ennahdha avait soutenu le chef du gouvernement, Youssef Chahed, dans son différend avec le défunt président de la république. « Chahed n’a pas besoin du soutien d’Ennahdha, car il a un parti qui l’appuie », a-t-il indiqué.

Gnetnews

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