Emploi : 95 millions de dinars mobilisés pour les sociétés communautaires

31-03-2026

Le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Riadh Chaoued, a annoncé la mobilisation de 95 millions de dinars pour financer les sociétés communautaires dans le cadre des lois de finances couvrant la période 2023-2026. L’objectif affiché est de soutenir l’économie sociale et solidaire et de renforcer les initiatives de développement local.

Ces précisions ont été apportées dans une correspondance adressée le 6 février 2026 au Parlement, en réponse à des questions écrites émanant de membres de l’Assemblée des représentants du peuple.

Des conventions avec les banques et un déploiement national

Le ministre a indiqué que des conventions ont été conclues avec plusieurs banques publiques et privées afin de financer ces entreprises à des conditions préférentielles, tout en leur permettant de mobiliser leurs propres ressources selon des modalités encadrées.

À fin décembre 2025, 63 sociétés communautaires avaient bénéficié d’un financement, et 39 notifications de financement avaient été accordées, couvrant la majorité des gouvernorats répartis sur les cinq régions du pays.

Formation professionnelle et emploi : une approche territoriale

Interrogé sur la possibilité de créer un centre de formation professionnelle et un bureau de l’emploi dans la délégation de Sousse Riadh, le ministre a rappelé que le développement du dispositif de formation repose sur une approche intégrée entre les différents centres au sein de chaque région, de manière à répondre aux besoins du marché du travail aux niveaux national et régional.

Il a précisé que la création de nouveaux bureaux de l’emploi est soumise à des études de faisabilité prenant en compte la demande des entreprises, les besoins des demandeurs d’emploi et des données statistiques précises sur le marché du travail.

Le plan de développement 2026-2030 donne la parole aux territoires

Dans le cadre de l’élaboration du nouveau plan de développement 2026-2030, le ministre a souligné l’adoption d’une nouvelle orientation accordant aux conseils locaux, régionaux et de district un rôle plus important dans la proposition de projets de développement. Les nouveaux projets seront validés sur la base des résultats de consultations menées aux niveaux local et national, dans une logique de gouvernance participative.