Ennahdha, Marzouki et Jebali réagissent à la mort de Mohamed Morsi

18-06-2019

La mort de l’ancien président égyptien, Mohamed Morsi, hier lundi 17 juin, lors de sa comparution devant le tribunal a suscité des réactions sur la scène nationale.

Le mouvement Ennahdha se dit attristé et choqué par sa disparition, le considérant comme « une personnalité égyptienne de premier plan, ayant accédé à la présidence égyptienne à l’issue d’élections libres et honnêtes ».

Ennahdha souhaite dans un communiqué que cet événement douloureux soit l’occasion « pour mettre un terme à la souffrance de milliers de prisonniers politiques, leur libération, et pour ouvrir un dialogue entre les différents protagonistes politiques en vue d’une vie politique démocratique ».

L’ex-président Moncef Marzouki considère que le décès du « président martyr », Mohamed Morsi, dans des « circonstances tragiques, comme étant un aveu pour l’éternité de la solidité de l’homme, son courage, son humanité, et son attachement jusqu’à son dernier souffle à ses valeurs et ses positions ». Son décès est-il aussi, pour Marzouki, « un aveu pour l’éternité de l’absence d’un minimum de vaillance et de noblesse, de valeurs arabo-musulmanes et d’humanité chez ses adversaires ».

« L’histoire a dit son mot sur Mohamed Morsi et il y était entré, aujourd’hui, par la grande porte », souligne-t-il sur sa page Facebook.

L’ex-chef du gouvernement, Hamadi Jebali, fait assumer la responsabilité de sa mort, « à l’actuel régime égyptien, à la communauté internationale, et aux organisations des droits de l’homme qui n’ont pas bougé le petit doigt pendant six ans ».

« Le décès du président, Mohamed Morsi, dans ces conditions est un crime contre l’humanité et une honte qui poursuivra le régime d’al-Sissi tout au long de l’histoire, pour illustrer une période sombre vécue par le peuple égyptien », affirme-t-il dans un post sur sa page officielle.

Gnet

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