Hantavirus à bord du MV Hondius : les évacuations s’achèvent, le monde retient son souffle

11-05-2026

Plus d’une centaine de passagers de 23 nationalités ont été débarqués aux Canaries après la détection d’un foyer de contamination à bord du navire de croisière. Les opérations se poursuivent dans un contexte de vive inquiétude internationale.

Les opérations d’évacuation du MV Hondius, navire de croisière au cœur d’un foyer de hantavirus, touchent à leur fin ce lundi aux îles Canaries. Après une première journée de débarquement dimanche, au cours de laquelle près d’une centaine de passagers et membres d’équipage ont quitté le bord sous stricte surveillance, vêtus de combinaisons de protection jetables et de masques FFP2, les dernières évacuations sont attendues dans la journée, une pause matinale ayant été nécessaire pour le ravitaillement en carburant du navire avant sa route vers les Pays-Bas.

Au total, plus d’une centaine de personnes issues de 23 nationalités doivent être prises en charge dans le cadre de cette opération qualifiée de « complexe » et « inédite » par Madrid, auxquelles s’ajoutent trois passagers déjà débarqués au Cap-Vert il y a quelques jours.

Une Française rapatriée testée positive

Côté français, le gouvernement a confirmé qu’une des cinq personnes rapatriées dimanche présente des symptômes et a été diagnostiquée positive au hantavirus. Des mesures d’isolement ont été mises en place par décret pour l’ensemble des ressortissants français concernés. Du côté américain, un passager évacué vers les États-Unis a également été diagnostiqué positif, tandis qu’un second présente des symptômes légers, selon le ministère américain de la Santé.

Quarantaine de 42 jours recommandée

L’ensemble des passagers du Hondius sont considérés comme des « contacts à haut risque » par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui recommande une période de surveillance de quarante-deux jours afin de prévenir toute propagation du virus. À ce stade, l’OMS recense six cas confirmés parmi huit cas suspects. Trois personnes sont décédées des suites de ce virus.

L’affaire a suscité une vive inquiétude à l’échelle mondiale, ravivant les craintes nées de la pandémie de Covid-19, même si le hantavirus, connu des scientifiques, ne se transmet pas de personne à personne dans sa forme classique.