Ormuz : Téhéran affirme avoir détruit quatre pétroliers qui violaient la zone interdite
Les tensions restent vives entre l’Iran et les États-Unis dans le détroit d’Ormuz, en dépit des signaux de désescalade apparus ces derniers jours. Quatre pétroliers ont été détruits mercredi 4 novembre après avoir heurté des mines iraniennes, selon les Gardiens de la Révolution. Dans la nuit, l’aviation américaine avait bombardé l’île iranienne de Qeshm, qui se trouve dans le détroit.
Dans un communiqué diffusé par la télévision d’État Irib, les Gardiens expliquent que les quatre bâtiments, entrés dans une zone dont l’accès est interdit au sud du détroit, ont percuté des mines navales et sont toujours en flammes. Deux autres navires en infraction auraient en outre été immobilisés. Les Gardiens disent aussi avoir abattu un drone au-dessus du détroit.
Avant le début de la guerre au Moyen-Orient, fin février, un cinquième du pétrole et du gaz naturel liquéfié consommés dans le monde transitait par ce passage. Depuis le déclenchement du conflit, le 28 février, par des frappes israélo-américaines contre l’Iran, Téhéran en contrôle strictement l’accès et s’en prend régulièrement aux navires qui tentent de le franchir sans son feu vert. Washington a répliqué en instaurant un blocus des ports iraniens.
Lundi, l’Iran s’est dit prêt à rouvrir le détroit, à condition que les États-Unis acceptent plusieurs de ses exigences. Cette annonce est intervenue alors que Washington et Israël menaçaient de reprendre des frappes de grande ampleur sur le pays.
Source : France 24