La valeur de Khalil Ayari multipliée par dix en un an !

23-09-2026

De la poussière chaude de Tunis jusqu’au vent glacial de Dunkerque, Khalil Ayari vient de très loin. Formé au Stade Tunisien, le jeune ailier au crochet très singulier avait forgé son jeu dans la ferveur des quartiers populaires du Grand Tunis, où sa première valeur marchande à 200 000 euros relevait déjà d’une immense fierté locale.

Son talent pur tape rapidement dans l’œil du Paris Saint-Germain, qui mise sur lui pour un million d’euros, lui offrant une immersion directe dans l’exigence du très haut niveau européen.

​Dans la foulée, une convocation avec la Tunisie pour la Coupe du Monde 2026, ponctuée par un retour brutal sur terre : zéro minute disputée sur les pelouses américaines et mexicaines. Loin de se décourager, le jeune joueur accepte le défi du prêt à l’USL Dunkerque en Ligue 2 BKT pour prouver sa vraie valeur sur le terrain.

​Sur les pelouses françaises, son entame traduit une montée en puissance spectaculaire. D’abord cantonné à un rôle de joker lors de ses cinq premières apparitions avec une vingtaine de minutes jouées par rencontre, Ayari franchit un cap décisif lors de sa première titularisation face à l’AS Saint-Étienne. Disputant 68 minutes de haute intensité, il fait chavirer le stade d’un but somptueux à la 52e minute pour porter les siens vers la victoire (2-1).

Sa prestation lui vaut une note de 7,8 et une place méritée dans l’équipe type de la 6e journée. Seule ombre au tableau : ses 3 cartons jaunes reçus en 6 matchs joués, symboles d’un engagement généreux mais encore impulsif.

​Cette ascension éclair se répercute directement sur le marché : coté à 1 million d’euros lors de la révision du 1er juin 2026, sa valorisation Transfermarkt vient d’atteindre 2 millions d’euros le 21 septembre 2026, doublant ainsi sa valeur en l’espace de quelques semaines.

Mais pour transformer l’étincelle en carrière durable, le chemin reste exigeant. Le « prodige » doit encore canaliser son impulsivité et densifier son impact athlétique. Comme le soulignait un observateur du staff technique lors de ses tests au PSG : « Khalil a un bagage technique naturel et une capacité d’élimination rare. Mais le football européen à ce niveau exige du coffre, de la répétition dans les efforts défensifs et surtout une rigueur mentale de tous les instants. »

​Le talent est indéniable et la côte grimpe en flèche. Khalil Ayari sait désormais que seul le travail acharné concrétisera les promesses des rues de Tunis sur les sommets européens.