Tunisie : Des partis politiques condamnent la peine de prison contre Moncef Marzouki

23-12-2021
Courant démocrate, Ettakatol, El-Joumhouri...

Le Courant démocrate, Ettakatol, et el-Joumhouri…. dénoncent « la persistance des violations méthodiques des droits et libertés, à travers la poursuite des procès des civils devant les tribunaux militaires, les pressions sur la justice, et la tentative de l’instrumentaliser pour s’en prendre aux adversaires politiques ».

Réunis lors d’une rencontre périodique, de la coordination des partis socio-démocrates, les trois partis dénoncent la peine de prison contre l’ancien président, Moncef Marzouki, avec des consignes directes du président du pouvoir en place, dans un précédent grave qu’il faudrait contrer, avant qu’il ne s’enlise.

Les trois partis dénoncent « la comparution récurrente des bloggeurs devant les tribunaux », et se disent solidaires avec Myriam Berbiri, ayant été condamnée à une peine de prison choquante.

Ils rejettent les décisions de Nejla Bouden, qui torpillent le droit syndical, attentent à la liberté de presse et annulent le droit d’accès à l’information, les considérant comme « un grave recul par rapport à la liberté de presse ».

Les formations politiques expriment leur préoccupation envers « la poursuite de la politique de monopolisation de la décision, l’absence de vision face à la situation économique, soit pour ce qui est du financement du budget rectificatif, ou le dépassement des délais constitutionnels pour la parution de la loi des finances de l’année 2022 ».

Les partis politiques condamnent « la poursuite du discours emporté, du président du fait accompli, et le fait qu’il divise les Tunisiens et salit l’opposition et ses symboles ».

Ils appellent toutes les forces démocratiques et civiles « à unifier les efforts, en défense de la démocratie et pour protéger l’Etat contre le démantèlement ».

Gnetnews