Tunisie : Maârouf annonce la création du collège des startups

14-02-2019

La cérémonie de clôture de la 6ème édition du salon de l’entreprenariat RIYEDA s’est déroulée aujourd’hui ce jeudi 14 février, à la cité de la culture de Tunis. Cet évènement annuel s’est étalé sur trois journées pendant lesquelles des acteurs d’accompagnement et de financement, structures d’appui, dirigeants d’entreprise et experts ont débattu avec de jeunes entrepreneurs les défis à relever et des éventuelles solutions à leurs difficultés.

Parmi 279 entreprises candidates, 18 startups ont été présélectionnées, dont 9 seulement sont retenues comme finalistes : Boostiny, Drysek, M’eyeCane, Mon Désir, Resrv, She Shares, Sky Ranger, Trybonic et Waterspirit.
 
Les startups gagnantes devraient répondre à des critères spécifiques comme l’innovation, l’efficience et la complémentarité des profils composant les équipes, l’impact environnemental et social, l’impact sur le développement durable, le potentiel de croissance de l’entreprise et l’évolution du projet par rapport au marché. Selon le jury, les profils managériaux ont été aussi pris en compte pendant la sélection.

L’équipe de la caisse des dépôts et consignations a remis les prix aux trois startups qui ont su convaincre le jury : « Water Spirit » qui a remporté le 1er trophée, « Boostiny » en seconde place et « Try bonic » en troisième place.

Le ministre des technologies, de la communication et de l’économie numérique, Anouar Maarouf était présent lors de la cérémonie de clôture de RIYEDA. Il a annoncé la création récente du collège des startups, le texte y afférent est paru dans la dernière édition du journal officiel. L’Etat mise beaucoup sur les domaines du digital et des énergies renouvelables, ainsi que les jeunes entrepreneurs forment la richesse et l’avenir de l’économie en Tunisie, a-t-il ajouté.

Dans un bref entretien avec Gnet, Mehdi Bhoury  co-fondateur et CEO de Waterspirit a répondu à nos questions :

Pouvez-vous nous présenter le concept et l’activité de Water Spirit ?

Nous sommes une startup en biotechnologie, nous faisons l’extraction des ingrédients actifs des algues (micro algues) qu’on exploite après dans la formulation des solutions curatives de certaines maladies liées à l’âge et l’oxydation en particulier, et dans des compléments alimentaires également. Les ingrédients naturels que fournit Water Spirit sont aussi utilisés par les industries pharmaceutiques, cosméceutiques c’est-à-dire dans les produits cosmétiques à effet thérapeutique.

Comment avez- vous eu l’idée de vous lancer dans le domaine l’entreprenariat ?

C’est une longue histoire qui m’a apporté jusqu’ici. Depuis le début de ma carrière j’ai voulu me lancer dans l’entreprenariat, mais j’ai commencé par exercer dans la fonction publique en tant que chef de service à la banque centrale, mais mon désir de me lancer dans l’entreprenariat a persisté. Pour passer à l’acte, j’ai d’abord cultivé mon idée de projet par la lecture des articles scientifiques afin de préciser l’idée de mon projet et étudier sa faisabilité. Et c’est grâce à des incubateurs de Biat Labs, des levées de fonds, et des formations comme celles que proposent RIYEDA qu’actuellement je suis arrivé à la création de l’entreprise.

Qu’est-ce que ça représente pour vous le premier prix de RIYEDA ?
C’est bien de gagner un prix, mais en ce qui me concerne, je me suis considéré gagnant depuis que la candidature de Water Spirit a été présélectionnée parmi 279 autres candidats. Un premier prix, c’est vrai que ça fait plaisir, mais ce n’est pas une fin en soi.

Emna Bhira

 

Lire aussi

Économie Économie Économie Économie 8ans après le 14 janvier, les cinq maux de la Tun