Vaste opération judiciaire en Tunisie : les avoirs de présumés membres de réseaux mafieux internationaux gelés

23-06-2026

Un dossier d’envergure touchant à la criminalité organisée à l’échelle internationale connaît une avancée judiciaire majeure en Tunisie. Le premier juge d’instruction rattaché au Pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme a prononcé le blocage de l’intégralité du patrimoine des personnes mises en cause : biens, comptes bancaires, avoirs financiers et parts détenues dans des sociétés. Cette mesure s’inscrit dans le cadre d’une enquête portant sur deux réseaux criminels rattachés à des organisations mafieuses opérant à l’international.

Des activités criminelles tentaculaires

Ces deux organisations, dont le rayon d’action se situe essentiellement en Europe, font l’objet de soupçons portant sur de multiples infractions graves : trafic de stupéfiants, traite d’êtres humains, extorsion de fonds et commande d’assassinats.

D’après des éléments diffusés par le site Bab Net, le parquet du Pôle judiciaire antiterroriste avait initialement lancé des poursuites contre une cinquantaine de personnes, accusées d’appartenir à des filières criminelles spécialisées dans le narcotrafic et le blanchiment de capitaux. Les éléments recueillis durant l’enquête établissent des connexions entre ces filières et des structures mafieuses implantées en France, elles-mêmes reliées à des ramifications présentes sur plusieurs continents.

Une vingtaine d’incarcérations, autant de suspects toujours recherchés

Une fois le dossier transmis au magistrat instructeur en charge de l’affaire, vingt personnes mises en cause ont été placées sous mandat de dépôt, tandis que sept autres demeurent libres, mais astreintes à un contrôle judiciaire assorti d’une interdiction de sortie du territoire. Vingt suspects supplémentaires, introuvables à ce jour, font l’objet d’avis de recherche internationaux, leur localisation et leur arrestation devant être assurées par le biais d’Interpol.

Le gel des biens étendu à tous les mis en cause

À mesure que l’instruction se poursuit, les mesures de précaution patrimoniale ont été généralisées à l’ensemble des personnes visées par l’enquête, qu’elles soient actuellement incarcérées, libres sous contrôle judiciaire ou en fuite. Le magistrat instructeur a en outre interdit toute cession ou transfert de propriété portant sur les biens immobiliers appartenant aux personnes concernées par cette procédure.