Affaire de la « fuite » du bac : une enseignante condamnée à dix mois de prison avec sursis
Chiraz Jaziri avait affirmé sur Facebook l’existence d’une fuite de l’épreuve de philosophie, des allégations finalement démenties par l’enquête
Une condamnation pour diffusion de fausses informations
Le tribunal de première instance de Tunis a condamné, ce jeudi, l’enseignante de l’enseignement secondaire Chiraz Jaziri à dix mois de prison avec sursis. Elle était poursuivie pour avoir propagé des informations jugées erronées relatives à une supposée fuite de l’épreuve nationale de philosophie du baccalauréat.
Une plainte du ministère de l’Éducation à l’origine de l’affaire
L’affaire trouve son origine dans une plainte déposée par le ministère de l’Éducation, après la diffusion par l’enseignante d’une vidéo sur les réseaux sociaux. Dans cette publication, Chiraz Jaziri affirmait l’existence d’une fuite de l’épreuve et évoquait des tentatives de fraude organisées via des groupes en ligne, étayant ses propos par des captures d’écran. Cette sortie médiatique avait provoqué une vive polémique et semé la confusion chez de nombreux candidats et leurs parents, en pleine période d’examens.
Une enquête qui infirme les accusations
Les investigations menées par les autorités sécuritaires et judiciaires ont conclu à l’absence de toute fuite réelle du sujet de philosophie, contredisant ainsi les affirmations de l’enseignante. Sur cette base, la justice a retenu contre elle le chef d’accusation de diffusion de fausses informations susceptibles de perturber l’ordre public et de porter atteinte à la crédibilité des examens nationaux.
Une défense fondée sur la protection de l’intégrité des examens
Déjà entendue par la police dans le cadre de cette affaire, Chiraz Jaziri avait justifié sa démarche par la volonté de défendre l’intégrité des examens et de dénoncer des pratiques de triche. Elle avait par ailleurs rejeté toute instrumentalisation politique de l’affaire, appelant les autorités à se saisir de la question de la fraude aux examens.