Carthage : Kaïs Saïed durcit le ton sur la corruption et la flambée des prix

27-10-2026

Lundi, au palais de Carthage, le président de la République, Kaïs Saïed, a réuni le Conseil des ministres. Au menu : la situation sociale et économique du pays, avec en tête de liste deux préoccupations qui pèsent au quotidien sur les Tunisiens, le fonctionnement des services publics et la flambée des prix, d’après un communiqué de la présidence.

Répondre aux attentes du peuple, coûte que coûte

Devant les membres du gouvernement, le chef de l’Etat a insisté sur un point : il faut répondre aux revendications des citoyens et surmonter les difficultés, d’où qu’elles viennent. Selon lui, « seule la volonté ferme et sincère finira par l’emporter ».

Kaïs Saïed a également promis de mener une guerre sans répit ni trêve contre la corruption, convaincu que les Tunisiens sont déterminés à recouvrer l’intégralité de leurs droits. À ses yeux, la responsabilité nationale exige de chacun un véritable esprit de combattant, un engagement total sur ce front. Il a assuré que les Tunisiens n’attendront pas en vain et que la bataille, aussi rude soit-elle, finira par tourner en leur faveur.

« Ce peuple s’est juré libre » : la réponse aux détracteurs

Le président a aussi tenu à répondre à ceux qui ne cessent de lancer des accusations contre le peuple tunisien. Sa réponse a été sans détour : « ce peuple s’est juré libre ». Leur seul « tort », a-t-il ironisé, serait d’avoir réclamé liberté et émancipation. « Que ces accusations soient les bienvenues », a-t-il lancé, avant d’ajouter : « malheur à ceux qui mentent et accusent à tort ». Toute tentative de freiner cette marche, a-t-il prévenu, se brisera contre la volonté populaire. Et de rappeler : « L’histoire avance. Jamais elle ne recule. »

Kaïs Saïed a par ailleurs laissé entendre que des décisions étaient à venir, précisant qu’il ne s’agirait « ni de déclarations ni de communiqués ». Pour lui, seul comptera l’après-victoire, le véritable message.

Enfin, il s’en est pris à ceux qui parient sur l’échec du processus en cours ou qui tendent des pièges, de leur propre initiative ou sous l’influence de « diktats nostalgiques » de l’hégémonie et du colonialisme. Le peuple tunisien, a-t-il assuré, verra sa volonté se concrétiser : « L’heure de la victoire sonnera », a-t-il conclu, « malgré ceux qui ont tramé des complots et continuent de le faire ».