Gestion de la rareté de l’eau : la Tunisie passe à une nouvelle approche axée sur la maîtrise de la demande
Le secrétaire d’État chargé des Eaux auprès du ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, M. Hammadi Habib, a présidé lundi 11 mai 2026 un atelier de travail consacré au suivi du programme « Initiative Rareté de l’Eau », organisé par le Bureau de la planification et des équilibres hydrauliques. La rencontre s’est tenue en marge de la célébration de la Fête nationale de l’Agriculture, commémorée chaque année le 12 mai.
L’atelier a réuni des cadres centraux du ministère ainsi que des représentants de plusieurs organisations internationales, en présentiel et à distance, parmi lesquelles la FAO, la CESAO, l’ICARDA, l’UNICEF et l’IWMI, traduisant ainsi l’importance de la coopération internationale dans la réponse aux défis hydriques.
Dans son allocution d’ouverture, le secrétaire d’État a rappelé que la Tunisie, à l’instar des autres pays du bassin méditerranéen, fait face à des défis climatiques sans précédent, marqués par la récurrence des années de sécheresse et le recul des réserves des barrages. Il a souligné la nécessité de passer d’une logique de « gestion de l’offre » à une approche de « gestion de la demande », en cohérence avec les objectifs de la stratégie nationale de l’eau à l’horizon 2050.
Les travaux de l’atelier ont abordé la valorisation des ressources non conventionnelles, notamment la réutilisation des eaux traitées, ainsi que l’intégration des technologies modernes de collecte de données dans les domaines de l’eau et de l’agriculture. Les équipes « Comptabilité de l’eau » et « Productivité de l’eau » ont présenté leurs travaux respectifs, dans la perspective d’ancrer les acquis méthodologiques dans le fonctionnement quotidien des services du ministère.
La rencontre a également constitué un espace d’échange d’expertises et de présentation de projets concrets dans les zones soumises à une forte pression hydrique, avec un appel à la mobilisation des ressources financières et au renforcement des partenariats techniques.
En perspective, un atelier régional est proposé pour l’année en cours, réunissant l’ensemble des partenaires nationaux et internationaux afin d’évaluer les résultats obtenus et de définir les priorités de la prochaine phase d’intervention.