Grève dans le secteur bancaire : le Conseil bancaire et financier juge le mouvement « injustifié »
Le Conseil bancaire et financier (CBF) a qualifié, dans un communiqué publié lundi, d’injustifié l’appel à une grève sectorielle lancé par la Fédération générale des banques et des établissements financiers pour les 23, 24 et 25 juin 2026. Le Conseil avance notamment que l’ensemble des banques et institutions financières ont déjà versé les augmentations salariales prévues par le décret n°68 de 2026 du 30 avril dernier, conformément à la législation en vigueur.
Des retenues sur salaire en cas de maintien de la grève
Le Conseil a prévenu que si le mouvement était maintenu, les dispositions légales seraient appliquées, à savoir la retenue des jours de grève sur les salaires mensuels, ainsi que sur les primes de toutes catégories et les avantages en nature accordés aux employés grévistes.
Tout en disant faire confiance au sens des responsabilités des salariés du secteur, le CBF a appelé à préserver la continuité du service public et la qualité des prestations fournies aux clients.
Un timing jugé préjudiciable
Le Conseil a par ailleurs invité les parties concernées à privilégier l’intérêt général et à faire preuve de responsabilité, rappelant que la période retenue pour la grève coïncide avec le versement des salaires et des pensions, le paiement des factures et diverses opérations financières. Selon lui, ce mouvement social ne repose sur aucun motif social ou économique clairement établi et risque de porter préjudice aux particuliers, aux entreprises et aux institutions financières.
Le communiqué insiste également sur la nécessité de préserver la stabilité du système financier national et d’assurer la continuité des services essentiels — retraits aux guichets et distributeurs automatiques, opérations bancaires, transport de fonds et approvisionnement des agences en liquidités — conformément à une circulaire de la Banque centrale de Tunisie.
La Fédération générale des banques et des établissements financiers avait, de son côté, appelé les employés du secteur à ne pas rejoindre leurs postes durant les trois jours de grève, dans l’ensemble des banques, agences, directions centrales et établissements concernés, les invitant à participer massivement aux rassemblements prévus à Tunis et dans les différentes régions du pays.