Guerre au Moyen-Orient : Trump durcit le ton face à Téhéran, les violences s’intensifient au Liban

29-04-2026

Entre blocus prolongé envisagé contre l’Iran, frappes meurtrières au Liban et tensions autour du détroit d’Ormuz, le conflit régional entre dans une nouvelle phase d’escalade.

Washington envisage un blocus durable contre l’Iran

Donald Trump envisagerait de maintenir et d’intensifier le blocus économique imposé à l’Iran afin d’asphyxier son économie et de le contraindre à abandonner son programme nucléaire, selon des responsables américains cités par le Wall Street Journal. Le président américain a par ailleurs durci publiquement le ton, avertissant Téhéran qu’il avait « intérêt à se montrer malin rapidement » et qu’il avait « fini de jouer les gentils », dans un message publié sur Truth Social.

Escalade meurtrière au Liban

Sur le front libanais, les frappes israéliennes se sont poursuivies mercredi matin, faisant deux morts dont un soldat, selon l’armée libanaise. La veille au soir, un raid sur la localité de Jebchit avait coûté la vie à cinq personnes — dont un militaire — et blessé vingt-et-une autres, selon le ministère libanais de la Santé. Israël a de son côté signalé le tir de deux projectiles depuis le territoire libanais vers son sol, accusant le Hezbollah de violer le cessez-le-feu en vigueur.

Répression intérieure en Iran

Depuis le début du conflit, l’Iran a procédé à 21 exécutions et près de 4 000 arrestations, selon le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme — un bilan qui illustre l’intensité de la répression intérieure menée en parallèle des hostilités.

Le détroit d’Ormuz reste sous haute tension

Un navire lié au Japon a franchi le détroit d’Ormuz, a confirmé la première ministre japonaise Sanae Takaichi — une traversée symbolique dans un contexte où cet axe maritime stratégique demeure au cœur des rapports de force entre Washington et Téhéran.

Un coût économique colossal pour l’Europe

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a révélé que l’Union européenne avait dépensé 27 milliards d’euros supplémentaires en importations d’énergies fossiles depuis le début du conflit — une facture directement imputable à la flambée des prix provoquée par l’instabilité régionale. Dans ce contexte, TotalEnergies a annoncé une hausse de près de 50 % de son bénéfice net au premier trimestre par rapport à la même période l’an passé, portée par l’envolée des cours du pétrole.