Port de Skhira : le ministère du Transport lance des mesures pour régulariser sa situation juridique
Le ministère du Transport a annoncé le lancement de mesures urgentes destinées à clarifier le statut juridique du port commercial de Skhira et à garantir une exploitation efficace de cette infrastructure. Ces démarches prévoient notamment la finalisation de la convention liant l’Office de la marine marchande et des ports à la société TRAPSA, exploitante du complexe pétrolier, ainsi qu’une opération de délimitation sur le terrain des frontières maritimes et terrestres du port.
Le ministère envisage également la publication prochaine d’un décret fixant les modalités de délimitation du domaine public portuaire, dans ses volets commercial, touristique et militaire.
Mettre fin au chevauchement des compétences
Ces initiatives visent avant tout à résoudre la question du chevauchement des compétences entourant la gestion du port de Skhira, classé parmi les ports commerciaux depuis le décret n°1001 de l’an 2000. En réponse à une question écrite du député de la circonscription de Sfax-Ouest, Saber Masmoudi, le ministère a confirmé que la gestion du port relevait juridiquement, et de manière exclusive, de l’Office de la marine marchande et des ports.
Une place dans la stratégie portuaire à l’horizon 2040
Sur le plan stratégique, le port de Skhira a été intégré à l’étude du schéma directeur des ports tunisiens à l’horizon 2040, dont l’objectif est d’assurer une meilleure complémentarité entre les différentes infrastructures portuaires du pays. Cette étude, confiée à un groupement international réunissant des bureaux d’études tunisien, français et polonais, doit s’étaler sur une durée de 15 mois.
Vers un pôle logistique et phosphatier
Les conclusions de ce schéma directeur devraient être validées par l’ensemble des parties prenantes au cours de l’année 2027, ouvrant ainsi la voie à des études techniques plus approfondies portant sur les quais et les infrastructures portuaires envisagées. Les travaux de réalisation suivront dans un second temps, avec pour ambition de doter le port de Skhira d’une vocation phosphatière et de renforcer son rôle logistique, afin qu’il puisse pleinement contribuer au soutien de l’économie nationale.