Scrutin du 06 octobre : Désintérêt ambiant, projections sur les futures alliances au parlement

02-10-2019

Depuis le décès du président Beji Caid Essebsi en juillet dernier, tout le calendrier électoral a été chamboulé. Campagne présidentielle express (en moins de 90 jours), les élections législatives qui interviennent en même temps… de quoi chambouler également le quotidien des Tunisiens. A 4 jours du scrutin législatif et à 10 jours du second tour de l’élection présidentielle, GnetNews a voulu tâter le pouls de la population. Le rendez-vous a été pris sur l’avenue Habib Bourguiba à Tunis.

Les terrasses de café sont bondées. Il y a ceux qui surfent sur les réseaux sociaux, sur leur smartphone ou d’autres qui lisent leur journal, en profitant de l’été indien.

Avant de trouver quelqu’un qui veuille bien répondre à nos questions sur les élections législatives, il nous a fallu une bonne heure. Les Tunisiens semblent usés par les discours politiques…ils semblent aussi désintéressés et surtout désespérés. Il y a même des passants qui nous ont lancé « tout sauf la politique ! ».

Pour certains, « ça ne sert à rien d’aller voter ». C’est ce que nous dit cet homme d’une soixantaine d’années, commerçant sur l’avenue. « Tous les candidats ne cherchent que leurs intérêts, et n’ont aucune vision pour la Tunisie » ajoute-t-il, en soulignant que les programmes des partis se ressemblent.

Depuis le début de la campagne des législatives, les candidats ne ménagent pourtant pas leurs efforts pour convaincre. Vers 11h du matin, les tentes qui abritent des militants de différents partis commençaient à s’installer doucement. Tracts à la main, ils essayent d’alpaguer les citoyens… mais difficile pour eux de les atteindre.

Le manque d’intérêt pour ces élections ou même pour le deuxième tour de la présidentielle, est flagrant. Et la jeunesse tunisienne n’est pas en reste. Nous interpellons une jeune fille. C’est pour elle, la première élection à laquelle elle participe. A quelques jours du scrutin, elle ne sait pas encore pour quel parti elle votera. A la question de savoir quel est rôle du parlement, elle semble embarrassée… Mais elle prend son courage à deux mains et se lance… mais elle confond lois, constitution, rôle du président de la république et finit par s’emmêler les pinceaux. Il reste encore de nombreux efforts à faire en matière de culture politique.

Ceux qui n’ont pas voulu être filmés, nous livrent tout de même, en « off», leurs points de vue. Ils sont, pour la plupart, nostalgiques… cette nostalgie de l’ère Bourguiba qui est apparue en 2011, après la chute de l’ancien régime.
 
Pour autant, parmi ces flots de refus et de désintérêt total, il y a quelques personnes qui semblent suivre avec intérêt le débat politique du moment. C’est le cas de cet homme qui s’est présenté à notre micro de manière spontanée. Il n’attend qu’une seule chose du futur parlement, la révision de la constitution.
Un autre s’est attardé, lui, sur les alliances au sein du futur Parlement qui devront, selon lui se faire dans l’intérêt de la nation.

Reportage réalisé par Emna Bhira et Wissal Ayadi

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