Une convention pour la création de 10 centres de formation dans le numérique dans les régions intérieures

05-07-2019

La Fondation Tunisie pour le Développement, représentée par son Président, Badreddine Ouali, et l’Agence Française de Développement, représentée par le Directeur adjoint de l’agence en Tunisie, Jérémie Daussin Charpantier, ont signé une convention de subvention d’un montant de 2,9 M € pour la mise en œuvre du projet Elife. Ce projet va permettre la création et l’animation de 10 centres de technologie, de formation et de culture dans les régions de l’intérieur où seront mis en œuvre des parcours pédagogiques pour améliorer l’employabilité des jeunes diplômés de l’enseignement supérieur dans le domaine du numérique.

Le secteur numérique est en effet marqué, en Tunisie, par une situation paradoxale : il s’agit d’un secteur à fort potentiel de développement mais beaucoup d’entreprises sont freinées par la difficulté à recruter des techniciens supérieurs opérationnels, ce qui se traduit chaque année par plusieurs milliers d’offres d’emplois non pourvues. Dans le même temps, les diplômés du supérieur peinent à trouver un emploi. Pour éclairer ce paradoxe, tous les diagnostics convergent : si les jeunes de niveau bac +3 ont un solide socle théorique au sortir de leurs études, ils sont pénalisés par leur niveau de langue et manquent de mise en situations professionnelles. Ce décalage est d’autant plus grand dans les régions de l’intérieur où l’écosystème entrepreneurial en général et numérique en particulier est peu développé et les occasions rares pour les jeunes de se confronter aux exigences du secteur privé.

Le projet ELIFE, mis en œuvre par la Fondation Tunisie pour le Développement en partenariat avec l’université ESPRIT pour la conception pédagogique des formations et l’association TACT qui regroupe plusieurs entreprises leaders du numérique dans le pays a précisément pour but de s’attaquer à ce défi.

Il a pour objectif de faciliter le recrutement des jeunes diplômés du numérique, en particulier dans les gouvernorats présentant un taux de chômage élevé, en leur proposant un parcours de formation innovant, en prise avec les besoins du secteur afin de renforcer leur employabilité et d’aider leur insertion économique et sociale. Au-delà du cycle de formation, les centres seront des lieux de culture, d’échanges et d’accès facilité aux nouvelles technologies.

Communiqué

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