Fruits d’été : la production tunisienne en hausse de 4,6 %, tirée par une récolte record de pêches

20-05-2026

Les estimations préliminaires du Groupement interprofessionnel des fruits tablent sur 263 000 tonnes pour la saison 2025-2026, avec des disparités marquées entre régions et des baisses sensibles pour les cerises et les amandes.

La production tunisienne de fruits d’été à noyau devrait atteindre 263 000 tonnes lors de la saison 2025-2026, contre 252 000 tonnes la saison précédente, selon des données communiquées par le Groupement interprofessionnel des fruits à l’agence TAP. La progression de 4,6 % est essentiellement portée par la pêche, dont la récolte prévisionnelle bondit de 12,6 %, passant de 123 000 à 138 500 tonnes, réparties entre variétés précoces, de saison et tardives, auxquelles s’ajoutent 1 600 tonnes de nectarines. Les principaux pôles bénéficiaires de cette dynamique sont Sidi Bouzid, Ben Arous et Manouba.

Des baisses imputées aux dérèglements climatiques

Si la tendance globale est positive, plusieurs variétés accusent un recul. Les amandes sèches sont estimées à 53 700 tonnes, en baisse de 5 % par rapport à la saison écoulée. La production de cerises — l’habb el moulouk — devrait connaître la contraction la plus sévère, avec une chute de 27 % à seulement 7 000 tonnes contre 9 600 la saison précédente. Le Groupement attribue ces reculs aux effets des changements climatiques, qui altèrent progressivement les rythmes de production et la maturité des fruits. La superficie totale dédiée aux fruits à noyau a par ailleurs légèrement reculé de 3 %, s’établissant à 191 635 hectares. Les abricots restent stables à 43 500 tonnes, tout comme le boussaa, attendu à 2 800 tonnes.

Kairouan en tête, Sfax en fort recul

Sur le plan régional, Kairouan conserve sa place de premier gouvernorat producteur avec 39 353 tonnes. Ben Arous se distingue avec une hausse de 24 % à 35 938 tonnes, tandis que Manouba enregistre la progression la plus spectaculaire, en bond de 26 % à 26 090 tonnes. Kasserine affiche également une évolution positive de 10 % à 30 663 tonnes. À l’inverse, Sfax subit la baisse la plus marquée avec un repli de 36 % à seulement 6 363 tonnes, et Mahdia recule de 18 % à 7 311 tonnes.