La Tunisie porte à 23 son patrimoine inscrit à l’UNESCO avec l’intégration du géoparc de Dahar
La Tunisie vient d’enrichir son portefeuille patrimonial mondial avec l’inscription officielle du géoparc de Dahar au Réseau mondial des géoparcs de l’UNESCO. Une reconnaissance qui porte désormais à 23 le nombre total d’éléments tunisiens inscrits auprès de l’Organisation onusienne, toutes catégories confondues.
Ce nouveau label consolide la position de la Tunisie parmi les nations arabes et africaines les mieux représentées dans les registres de l’UNESCO. Le patrimoine tunisien y figure sous ses multiples dimensions : culturel matériel, immatériel, documentaire, géologique, et académique à travers les Chaires UNESCO.
Un patrimoine pluriel et stratifié
Sur le plan du patrimoine mondial, la Tunisie compte neuf sites inscrits, des vestiges de Carthage et de la médina de Tunis — classés dès 1979 — jusqu’à l’île de Djerba, dernière inscription en date, en 2023. S’y ajoutent des joyaux archéologiques comme Dougga, Kairouan, la médina de Sousse, l’amphithéâtre d’El Jem, le parc national de l’Ichkeul et la cité punique de Kerkouane.
Le patrimoine immatériel, lui, fait l’objet d’une attention croissante. Quatre dossiers nationaux ont été portés à la Liste représentative de l’UNESCO — parmi lesquels la poterie des femmes de Sejnane, la pêche à la charfiya aux Kerkennah ou encore la harissa —, complétés par six dossiers multilatéraux soumis conjointement avec d’autres pays arabes, dont le couscous, la calligraphie arabe et le henné.
Le registre Mémoire du monde recense quant à lui trois fonds documentaires tunisiens, dont l’acte d’abolition de l’esclavage de 1841-1846 et les archives musicales du baron Rodolphe d’Erlanger.
L’université tunisienne dans la dynamique UNESCO
La dimension académique de cet engagement se traduit par sept Chaires UNESCO actives dans des établissements tunisiens, couvrant des domaines aussi variés que la philosophie, la prospective stratégique, l’ingénierie pédagogique, le développement durable et la littératie. La plus récente, dédiée à l’éducation ouverte et inclusive, a été attribuée en 2026 à l’Université de Sousse.
Un levier pour le tourisme et le développement durable
Au-delà du prestige symbolique, ces inscriptions successives s’inscrivent dans une stratégie nationale de valorisation patrimoniale à double vocation : renforcer le rayonnement international de la Tunisie et stimuler un tourisme culturel porteur de développement local durable. Le pays entend poursuivre la soumission de nouveaux dossiers, affirmant ainsi une volonté continue de préserver et de transmettre aux générations futures un héritage à la fois millénaire et vivant.