Le pétrole flambe après l’annonce par Trump de la fin du cessez-le-feu avec l’Iran

08-07-2026

Les cours du pétrole ont brutalement bondi ce mercredi, après que le président américain Donald Trump a déclaré que le cessez-le-feu conclu avec l’Iran était désormais caduc. Vers 08h30 GMT, le Brent, référence de la mer du Nord, progressait de plus de 5% pour atteindre environ 78 dollars le baril, tandis que le WTI, référence américaine, gagnait plus de 5% pour s’établir autour de 74 dollars.

S’exprimant en marge du sommet de l’OTAN à Ankara, lors d’une rencontre avec le secrétaire général de l’Alliance, Donald Trump a estimé que le protocole d’accord conclu avec Téhéran était terminé, qualifiant les Iraniens de « menteurs » avec qui il jugeait inutile de continuer à négocier.

Cette déclaration intervient au lendemain d’une nuit marquée par les frappes les plus importantes entre les deux pays depuis la signature de la trêve, le 17 juin dernier, censée mettre fin à la guerre déclenchée fin février par l’offensive américano-israélienne contre l’Iran. L’armée américaine a annoncé avoir visé, dans la nuit de mardi à mercredi, plus de 80 cibles en Iran, dont des réseaux de commandement, des installations radar côtières et des capacités de missiles antinavires, en représailles à des attaques ayant visé trois navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz — un passage stratégique pour le commerce mondial du pétrole. Selon l’agence britannique de sécurité maritime UKMTO, le Qatar et l’Arabie saoudite ont attribué deux de ces attaques à l’Iran.

De son côté, le Corps des gardiens de la révolution islamique a revendiqué des frappes contre plusieurs installations militaires américaines à Bahreïn et au Koweït, en réponse aux bombardements américains.

Washington a par ailleurs annoncé le rétablissement de ses sanctions sur le pétrole iranien, revenant ainsi sur l’assouplissement accordé à Téhéran dans le cadre de l’accord intérimaire.

Cette nouvelle escalade s’est également répercutée sur les marchés financiers : les principales places boursières européennes et asiatiques ont reculé mercredi, tandis que les rendements obligataires des grandes économies progressaient sous l’effet des craintes d’un retour du risque stagflationniste.