Liban-Israël : le président Aoun plaide pour la négociation et une fin durable de l’état de guerre

09-06-2026

Dans la deuxième partie d’un entretien diffusé par CNN, le président libanais Joseph Aoun a réaffirmé que la négociation constituait la seule voie possible pour mettre fin à l’état de guerre avec Israël, entendant s’appuyer sur la « volonté personnelle » du président américain Donald Trump de clore les conflits régionaux.

Une position libanaise unifiée

Rappelant que les négociations relevaient, en vertu de la Constitution libanaise, de la seule prérogative du président de la République, Joseph Aoun a néanmoins insisté sur le fait qu’il conduisait ce processus en étroite concertation avec le chef du gouvernement et le président du Parlement, affirmant l’existence d’une position nationale unifiée.

Sur la nature de l’accord envisagé, le président libanais a évoqué plusieurs formules possibles, accord de non-agression ou accord sécuritaire,tout en excluant à ce stade tout traité de paix direct avec Israël, le Liban demeurant attaché à l’initiative arabe de paix. Il a par ailleurs exclu toute rencontre avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou avant la conclusion d’un accord final.

Le dossier du Hezbollah

Abordant la question des armes du Hezbollah, Joseph Aoun a affirmé que les membres du parti étaient des citoyens libanais ayant droit à la dignité, mais sous la seule protection de l’État. Il a averti que le refus du mouvement de désarmer ou de négocier avec le gouvernement risquait de provoquer un éloignement progressif de la population à son égard, appelant à traiter les causes profondes ayant conduit à l’existence d’armes en dehors de l’autorité étatique.

Un appel à Israël et un message à l’Iran

Le président libanais a exhorté Israël à manifester « un minimum de volonté » pour mettre fin à la guerre, estimant que le moment était venu de faire prévaloir « la force de la logique sur la logique de la force ». Il a parallèlement affirmé que le Liban souhaitait entretenir de bonnes relations avec l’Iran, fondées sur le respect mutuel, tout en appelant Téhéran à s’abstenir de toute ingérence dans les affaires intérieures libanaises.