Polémique au Parlement : Ibrahim Bouderbala réaffirme l’attachement aux valeurs d’égalité et de dignité

14-04-2026

Le président de l’Assemblée des représentants du peuple, Ibrahim Bouderbala, a affirmé que le Parlement reste attaché aux constantes nationales fondées sur le respect de la dignité humaine et le principe d’égalité, soulignant que les déclarations faites la veille par le député Tarek Mehdi ne représentent pas l’institution et ne reflètent en aucun cas ses positions.

S’exprimant ce mardi à l’ouverture d’une séance plénière consacrée à l’examen d’un projet de loi relatif à la régularisation des infractions de change, Ibrahim Bouderbala a insisté sur le fait que la Tunisie, engagée de longue date dans la promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes, « ne peut accepter aucune atteinte à la place de la femme tunisienne Â», devenue un acteur essentiel au sein des institutions de l’État et de la société.

Il a également rappelé l’adhésion de la Tunisie aux valeurs universelles des droits de l’homme, affirmant que la distinction entre les individus ne peut se faire que sur la base de leur comportement, dans le respect de la loi et des principes éthiques. Au nom des députés, il a réitéré l’attachement à ces valeurs ainsi qu’au principe d’égalité entre tous, indépendamment des origines, des appartenances ou des croyances.

Le président du Parlement a par ailleurs souligné l’ancrage africain de la Tunisie, évoquant notamment son rôle historique dans l’abolition de l’esclavage en 1846 et l’engagement de son peuple en faveur de la justice et de l’égalité entre les nations.

Abordant la question migratoire, Ibrahim Bouderbala a indiqué que la Tunisie accueille les ressortissants africains en situation régulière et veille au respect des conventions internationales ainsi qu’à un traitement humain des migrants. Il a toutefois réaffirmé son refus de voir le pays devenir une terre d’installation ou de transit pour la migration irrégulière.

Il a précisé que la gestion de ce phénomène doit s’inscrire dans le respect de la souveraineté nationale et de la législation en vigueur régissant la présence des étrangers, pointant du doigt la responsabilité de certaines politiques internationales, notamment d’ordre colonial, dans l’aggravation de cette problématique.

Enfin, le président du Parlement a appelé à ne pas instrumentaliser cette polémique ni à la détourner de ses objectifs, estimant que le débat en cours ne reflète pas les orientations réelles du député concerné ni celles de l’institution législative.

Pour rappel, Tarek Mehdi avait présenté ses excuses à la suite de propos controversés relatifs à des allégations de viol visant des femmes originaires d’Afrique subsaharienne, assurant que son intervention avait été sortie de son contexte, tout en suscitant une vive polémique en Tunisie.