Polémique autour des propos de Tarek Mehdi : le député présente ses excuses et dénonce une “sortie de contexte”

14-04-2026

Le député Tarek Mehdi est revenu sur la controverse suscitée par certaines de ses déclarations relatives aux Africains subsahariens et à la question du viol, affirmant que ses propos ont été sortis de leur contexte. Il a, à cette occasion, présenté ses excuses pour toute interprétation pouvant être perçue comme une atteinte à la dignité des Tunisiens et des Tunisiennes, ainsi qu’à celle de toute personne, quelle que soit sa nationalité.

S’exprimant lundi lors d’une séance plénière consacrée aux questions écrites adressées au ministère de l’Intérieur, le parlementaire a expliqué que des pages opérant depuis l’étranger ont diffusé un extrait de 25 secondes de son intervention, mettant en avant, selon lui, des propos qui ne visaient ni à encourager ou justifier le viol, ni à porter atteinte aux Tunisiennes.

Le député a précisé qu’à travers son intervention, il entendait, en sa qualité de représentant du peuple, répondre à ce qu’il a qualifié de fausses allégations circulant sur les réseaux sociaux, évoquant de supposés cas de viols visant des femmes originaires d’Afrique subsaharienne.

Lors de cette même intervention, Tarek Mehdi a également abordé les problématiques liées à la migration irrégulière des ressortissants d’Afrique subsaharienne.

De leur côté, Ligue tunisienne pour la défense des droits de l’homme (LTDH) ainsi que plusieurs associations de la société civile ont vivement réagi, estimant que les propos du député revêtaient un caractère discriminatoire et raciste. Elles dénoncent notamment des insinuations jugées attentatoires à la dignité des femmes et offensantes pour les victimes de violences sexuelles.