Protection des personnes âgées : la Tunisie investit 12,8 millions de dinars en 2026

17-04-2026

La ministre de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Personnes âgées, Asma Jebri, a annoncé que son département mobilise une enveloppe globale de plus de 12,8 millions de dinars cette année pour la modernisation et l’extension du réseau national d’hébergement des personnes âgées.

Ces précisions ont été apportées en réponse à une question écrite de la députée Amal Meddeb à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP).

Réhabilitation et création de nouveaux centres

Le programme d’investissement 2026 se décline en trois chantiers principaux. La réhabilitation du centre de protection des personnes âgées de Béja mobilisera 3 millions de dinars, tandis que celle du centre de la Manouba est estimée à 4 millions de dinars. Par ailleurs, un nouveau centre sera construit à Siliana, doté d’une capacité de 96 lits, pour un coût de 5 millions de dinars au titre du bâtiment et 800 000 dinars supplémentaires pour son équipement.

Un parc d’accueil encore limité

La Tunisie dispose actuellement de dix établissements de protection des personnes âgées, offrant une capacité totale de 484 lits. Ces structures accueillent à ce jour 360 résidents, laissant apparaître une marge encore disponible, tout en révélant les besoins croissants d’un réseau appelé à se renforcer face au vieillissement démographique.

Des critères d’admission encadrés par la loi

L’accès à ces établissements est régi par la loi n° 114 de 1994, qui pose plusieurs conditions cumulatives : la démarche doit être volontaire, le demandeur doit être âgé d’au moins 60 ans, sans soutien familial, sans logement propre et disposer de faibles revenus. Un dossier médical attestant l’absence de maladies infectieuses ou contagieuses est également exigé afin de préserver la sécurité de l’ensemble des résidents.

Sur le plan procédural, la demande d’admission est déposée auprès des services centraux ou régionaux du ministère, suivie d’une enquête sociale conduite en coordination avec les services des affaires sociales, avant examen par une commission d’admission dédiée.