Rodéos et figures acrobatiques à moto : l’ONSR rappelle les sanctions encourues

08-07-2026

Face à la multiplication, ces dernières semaines, des vidéos montrant des motards effectuant des dérapages contrôlés, des figures acrobatiques ou circulant illégalement sur les autoroutes, le porte-parole de l’Observatoire national de la sécurité routière (ONSR), Mourad Jouini, a tenu à rappeler, ce mercredi 8 juillet 2026, les sanctions prévues par le Code de la route, tout en insistant sur la nécessité de conjuguer prévention et application stricte de la loi.

Interrogé sur les ondes de la radio Mosaïque FM, M. Jouini est revenu sur ces vidéos devenues virales, montrant des conducteurs de deux-roues adoptant des comportements particulièrement dangereux sur la voie publique. Il a rappelé que ces pratiques constituaient avant tout des infractions au Code de la route, passibles de sanctions pénales et financières.

Jusqu’à 500 dinars d’amende pour les motos sur autoroute

Évoquant une vidéo largement partagée montrant un motocycliste effectuant des figures acrobatiques sur une autoroute, le porte-parole de l’ONSR a rappelé que les motos de petite et moyenne cylindrée n’étaient pas autorisées à circuler sur ce type d’axe. Cette infraction expose son auteur à une amende comprise entre 200 et 500 dinars, ainsi qu’à une peine de prison pouvant aller jusqu’à six mois.

Conduite sans permis : jusqu’à six mois de prison

M. Jouini a également rappelé que la conduite d’une moto sans le permis requis constituait une infraction pénale, passible d’une peine allant de seize jours à six mois d’emprisonnement, assortie d’une amende comprise entre 100 et 500 dinars.

Au-delà de la répression, le responsable a insisté sur le rôle central des familles dans la prévention des accidents, appelant les parents à s’assurer que leurs enfants remplissent les conditions légales pour conduire une moto, disposent du permis requis et portent systématiquement un casque — tout comme leur éventuel passager. Il a toutefois tenu à préciser que ce phénomène ne concernait pas uniquement les jeunes, de nombreux adultes adoptant eux aussi des comportements à risque, comme le transport de plusieurs passagers sur une même moto ou la présence d’un enfant assis à l’avant du conducteur.

Les deux-roues, premiers concernés par la mortalité routière

Ces mises en garde interviennent alors que les accidents impliquant des deux-roues restent une préoccupation majeure en Tunisie. Selon les statistiques de l’ONSR publiées en décembre 2025, les motocyclistes représentaient 40% des personnes tuées dans des accidents de la route, l’Observatoire faisant état, par ailleurs, d’une moyenne de près de trois décès et d’une vingtaine de blessés par jour sur les routes du pays.

Pour Mourad Jouini, la lutte contre ce phénomène ne saurait reposer sur les seules sanctions : elle nécessite également une prise de conscience collective des usagers de la route et des familles, appelés à respecter l’ensemble des règles de sécurité — port du casque, détention du permis requis et respect général du Code de la route.