Le baril de Brent repasse la barre des 85 dollars, une première depuis la mi-juin
Un pétrolier a été touché par un missile ce lundi au large d’Oman, alors qu’il quittait le détroit d’Ormuz par la route sud, a indiqué l’agence de sécurité maritime britannique (UKMTO). Le commandement américain pour le Moyen-Orient a par ailleurs annoncé la reprise, mardi à 22h00, du blocus des ports iraniens — une mesure levée le 18 juin dernier dans le cadre de la trêve conclue entre Washington et Téhéran.
Face à cette nouvelle escalade, la Chine a appelé les deux pays à rétablir un trafic maritime normal dans le détroit d’Ormuz. Un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Lin Jian, a souligné, lors d’un point de presse, que le respect des droits des États riverains et le retour rapide à une navigation sûre constituaient des aspirations partagées par la communauté internationale.
Le baril de Brent au plus haut depuis un mois
Au lendemain d’une envolée spectaculaire de plus de 9%, le prix du baril de Brent est remonté, ce mardi, à 85 dollars pour la première fois depuis plus d’un mois, dans le sillage d’une nouvelle vague de frappes américaines contre l’Iran. Vers 8h30 (heure de Paris), le WTI nord-américain progressait de 2,42% à 80,03 dollars, tandis que le Brent gagnait 2,17% à 85,11 dollars, après avoir brièvement atteint 85,64 dollars en début de séance asiatique — un sommet inédit depuis la mi-juin.
Le Parlement iranien examine un projet de loi sur le détroit d’Ormuz
Le Parlement iranien a entamé l’examen d’un projet de loi consacré à la sécurité du détroit d’Ormuz et du golfe Persique. Selon le président de la commission parlementaire sur la sécurité nationale, Ebrahim Azizi, ce texte a été officiellement présenté au Parlement au moment même où des drones américains étaient abattus. Il n’a précisé ni le contenu du projet, ni la date de son examen, tout en réaffirmant la fermeté de l’Iran sur ce qu’il considère comme des lignes rouges concernant la gestion du détroit.
Cette voie maritime stratégique, par laquelle transitait avant le conflit près d’un cinquième des exportations mondiales d’hydrocarbures, demeure au cœur des tensions entre Téhéran et Washington. L’Iran souhaiterait y instaurer un système de péage, tandis que le président américain Donald Trump a évoqué l’idée de percevoir, en contrepartie de la protection du détroit, une rémunération équivalente à 20% de la valeur des cargaisons — deux propositions qui contreviendraient toutes deux au droit international garantissant la liberté de navigation.