Transport ferroviaire : 2026, année de relance après une année de sauvetage
Devant l’ARP, le ministre du Transport a tracé les perspectives de redressement du réseau ferroviaire, tandis que les députés ont réclamé davantage d’urgence et de moyens.
Interrogé sur l’état du réseau ferroviaire lors de la séance de questions orales à l’Assemblée des représentants du peuple, le ministre du Transport Rachid Amri a dressé un bilan d’étape et esquissé les perspectives à court terme, reconnaissant que 2025 avait été une année de sauvetage des sociétés de transport, et présentant 2026 comme celle de leur relance et de l’amélioration de leurs performances.
Le ministre a annoncé la reprise d’activité de la ligne 5 reliant Monastir à Mahdia, ainsi que l’engagement d’études techniques pour le développement du métro du Sahel. Des investissements sont par ailleurs prévus pour accélérer l’acheminement du phosphate par voie ferroviaire, un axe stratégique pour l’économie nationale.
Plusieurs députés ont toutefois exprimé leur impatience face à la lenteur des réformes, dénonçant leurs effets directs sur les citoyens, et notamment sur des élèves contraints d’abandonner leur scolarité faute de moyens de transport. Ils ont appelé à accélérer les nominations de directeurs généraux dans les différentes structures du secteur, à renforcer les ressources humaines et à dégager des crédits supplémentaires dans le cadre du budget 2027.