Caisses enregistreuses fiscales : un taux d’adhésion quasi nul dans la restauration

15-06-2026

À moins d’un mois de l’entrée en vigueur de l’obligation pour les établissements de restauration rapide, le dispositif des caisses enregistreuses fiscales électroniques peine à convaincre. Islam Chaabane, président de la Chambre nationale des propriétaires de restaurants relevant de l’UTICA, tire la sonnette d’alarme : le taux d’inscription au système ne dépasse pas 0,2 % à ce jour.

Ce désintérêt massif s’expliquerait avant tout par un déficit d’information. Les exploitants de restaurants, cafés et points de vente de restauration rapide déplorent l’absence d’explications claires de la part du ministère des Finances sur les modalités d’adhésion et d’enregistrement. Islam Chaabane appelle ainsi le ministère à publier rapidement des communiqués explicatifs, alors que l’échéance du 1er juillet approche à grands pas pour les fast-foods.

À ce manque de visibilité s’ajoute un obstacle financier de taille : le coût d’acquisition d’une caisse enregistreuse fiscale est estimé entre 3 000 et 4 000 dinars l’unité, une charge jugée prohibitive par des professionnels déjà fragilisés par la faiblesse de leurs revenus.

Sans mesures d’accompagnement et de communication rapides, le secteur risque de se retrouver en infraction malgré lui à la date butoir.