Crise de l’œuf : la filière au bord de l’effondrement, selon la Chambre nationale des volailles

16-07-2026

Le président de la Chambre nationale des commerçants de volailles et de viandes blanches, Ibrahim Nafzaoui, a insisté sur la nécessité de fixer le prix de vente au public de quatre œufs entre 1 300 et 1 400 millimes, afin de préserver la filière avicole d’un effondrement.

Dans une intervention ce jeudi 16 juillet 2026 sur les ondes de la Radio Nationale, M. Nafzaoui a indiqué que le coût de production d’un œuf atteint aujourd’hui 213 millimes, alors qu’il est actuellement vendu entre 100 et 140 millimes.

Les producteurs en grande difficulté

Le responsable a expliqué que les prix de vente actuels infligent d’importantes pertes aux producteurs, précisant que leur nombre est passé de 600 à seulement 120 aujourd’hui.

Il a appelé les ministères du Commerce et de l’Agriculture à intervenir pour soutenir les agriculteurs producteurs d’œufs, afin de leur permettre de surmonter la crise actuelle, avertissant que la poursuite de cette situation pourrait entraîner l’effondrement de la filière, suivi d’un recours à l’importation après l’épuisement des surplus de production.

Un stock actuel de plus de 8 millions d’œufs

Ibrahim Nafzaoui a révélé que le stock d’œufs disponible s’élève actuellement à plus de 8 millions d’unités. Il a insisté sur la nécessité que le prix de vente d’un œuf ne descende pas en dessous de 220 millimes, afin d’éviter que le coût de production ne dépasse le prix de vente, appelant à l’élaboration d’un programme global associant l’ensemble des intervenants du secteur pour surmonter la crise actuelle.

Une production de 162 millions d’œufs en juillet

Le responsable a par ailleurs indiqué que la production d’œufs connaît actuellement un excédent considérable : 162 millions d’œufs ont été produits au cours du mois de juillet en cours, alors que la consommation mensuelle ne dépasse pas, selon lui, 120 000 œufs. Il a précisé que 163 millions d’œufs avaient été produits durant le mois de juin écoulé.